A la faveur de son statut de chef-lieu de wilaya, accueillant quotidiennement des centaines de voyageurs provenant de diverses contrées de la ville de Saida, cette dernière s'est transformée au fil des années en un lieu privilégié où prolifèrent toutes sortes de maux sociaux. L'un d'eux, ne cessant de prendre de l'ampleur, demeure la mendicité. Une activité exercée par des personnes de tous âges et des deux sexes. Cependant, ce qui est intolérable, c'est la multiplicité des astuces pour amadouer les bonnes âmes et leur faire délier la bourse. Alors là, ça devient intolérable. Ces mendiants ou mendiantes ont cette propension à vous harceler même à l'intérieur des cafés, restaurants, devant les banques ou bureaux de poste et arrêts de bus. Le phénomène de la mendicité a produit un effet boule de neige puisqu'il est en hausse exponentielle. Est-ce la résultante d'un chômage endémique ou le produit d'une effarante contagion ? Aujourd'hui, on pratique la mendicité comme s'il s'agissait d'une fonction. Ajoutons à cela ces enfants en guenilles dont s'entourent les mendiants ou mendiantes pour mieux impressionner les passants. Il est devenu vraiment malaisé de reconnaître le nécessiteux de celui qui ne l'est pas. En somme, la mendicité s'est érigée de nos jours en fonds de commerce fort lucratif, exigeant de la patience mais surtout de l'audace. Une question s'impose: où est la DASS et que doit-on faire pour cette catégorie de personnes?