Mostaganem. Les crèches hors contrôle et l’éducation des enfants menacée

Ici comme ailleurs dans le monde, l’éducation des enfants n’a jamais été une banalité, surtout ceux en bas âge. Les premiers établissements à accueillir des enfants, avant leur scolarité, doivent avoir d’abord un projet pédagogique défini par un cahier de charge. La prise en charge d’enfants en bas âge est une affaire sérieuse. A Mostaganem et au vu de la demande croissante des parents travailleurs, des maternelles, des jardins d’enfants, des garderies et des crèches ont poussé comme des champignons. Ces appellations données à ces établissements doivent répondre à un statut et à des normes pour lesquelles on délivre un agrément qui autorise leur mise en fonction. La demande a augmenté et l’attribution des autorisations à Mostaganem est une fiche à revoir. De ce fait, aujourd’hui des tas de questionnements sont posés sur les modalités d’attribution d’un agrément. Afin de mettre toute la lumière sur ce sujet, notre correspondant s’est approché de quelques parents d’enfants. Une jeune mère a mis le doigt sur ceux qui gèrent ce genre d’établissement. Elle a dit qu’il est regrettable de constater que des agréments sont délivrés à des personnes qui n’ont aucune compétence, ni éducative, ni pédagogique, ni psychopédagogique pour s’occuper de l’éducation d’enfants. Un retraité de l’éducation nationale a affirmé qu’il y a certains établissements où les enfants en surcharge sont entassés sur un espace exigu, souffrant du chahut occasionné par des sujets stressés et scotchés, à longueur de journée, devant des écrans de télévision. Un fonctionnaire de la poste nous a parlé des éducateurs et a assuré que dans certaines garderies, ce sont les femmes de ménage qui se chargent des enfants. Selon lui, les propriétaires de certains établissements évitent de recruter de vrais éducateurs car ils évitent par la même occasion d’épargner des salaires corrects et les conséquences sont connues à Mostaganem, nous dira une enseignante ne s’explique pas pourquoi ces établissements qui sont censés avoir des programmes aux normes et conformes au cahier de charge, échappent à tous les contrôles. La menace est là, poursuit la dame, elle est réelle. Selon elle, on ne peut bricoler avec l’éducation des enfants même s’il y a quelques établissements qui respectent les normes éducatives. Enfin, un avocat s’est exprimé sur certains gérants de crèche et a assuré qu’ils n’ont rien à voir avec l’éducation, n’ayant ni diplômes, ni compétences pour. Selon lui, il ne s’agit pas de garder pour garder, l’éducation d’enfants en bas âge est extrêmement délicate et ne pas avoir des compétences dans le domaine accentue la menace sur les gamins. Un commerçant nous a affirmé que c’est une honte d’attribuer des crèches à des gérants dont la moralité et les mœurs sont malpropres. Il dira que cela existe à Mostaganem mais à défaut d’enquête de moralité, on jette les enfants en pâture aux opportunistes. Mostaganem doit revoir la fiche des crèches et des garderies.


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