Accueil » RÉGIONS » Université de Mostaganem. Des fermes pilotes détournées de leur vocation

Université de Mostaganem. Des fermes pilotes détournées de leur vocation

A Mostaganem, l’université Abdelhamid Ibn Badis est un des établissements les plus connus sur les domaines de la promotion de la connaissance de par les projets qu’il développe dans ses programmes. Le citoyen de la wilaya suit attentivement l’évolution de l’Université, de ses projets, de sa stratégie et de ses divers modes de gestion. Cependant, il y a certains domaines qui sont décalés par rapport aux objectifs tracés. Il y a des projets qui peinent à voir le jour même au niveau de l’expérimentation pour ne citer que les projets de l’aquaculture, de certains laboratoires ou celui des deux fermes pilotes dont dispose l’UMAB. Ces deux entités agricoles, celles de Mazagran et de Hadjadj auraient pu constituer un champ d’expérimentation pour les étudiants et les experts pour devenir le point de rayonnement de la recherche en agronomie. Plus de 600 hectares, avec des étables, des serres et de l’arboriculture quasi à l’abandon. Ceci, à son époque, a dû avoir un coût. Aujourd’hui, en mettant en location à des fellahs pour du maraîchage à outrance, détériore, très certainement, l’état des sols de ces fermes. Ce qui symbolisait le travail des ingénieurs agronomes de l’ex ITA dans toute sa noblesse a fini ainsi. Cette façon de faire s’éloigne de l’objet de l’expérimentation et n’est pas du tout la meilleure politique. Faut-il aussi savoir que les coûts de location ne sont pas du tout en adéquation avec les bien exploités. Il semblerait que certaines parcelles parmi les superficies globales soient exploitées illicitement. Car ceci sort un peu de sa logique et mène à un échec hypothéquant des biens qui sont déviés de leur vocation initiale. Au moment où l’UMAB se retrouve avec une école supérieure d’Agronomie et un Département d’Agronomie, on met de côté ce qui pouvait enrichir la connaissance dans les programmes en exploitant judicieusement les deux fermes. Beaucoup d’étudiants de fin de cursus de ces deux structures peinent à trouver des exploitations agricoles pour les accueillir en stages pratiques. Ce qui semble ne pas être compris, c’est qu’en période de valorisation des biens quelle que soit leur nature, l’Université de Mostaganem tourne le dos à un potentiel évident. La wilaya de Mostaganem n’a jamais cessé d’œuvrer pour mettre le secteur de l’agriculture sur la voie du développement sur l’ensemble de ses filières. L’université avec ses deux fermes pilotes et ses laboratoires pouvait apporter un grand soutien à ce secteur tant stratégique. L’université ne tire pas profit de son bien le plus précieux, les deux fermes pilotes. Par conséquent, elle revoit sa copie pour se projeter au mieux. Faut-il aussi souligner qu’un bien terrien abandonné est difficile à rattraper mais il est aussi exposé au danger du béton.

À propos CHAREF KASSOUS

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Mostaganem. L’ENIV se singularise par des partenariats stratégiques

La nouvelle Algérie amorce ses ...

Sans domicile fixe à Mostaganem. Les raisons de la déchéance

A l’instar des autres wilayas, ...

Campagne contre la cybercriminalité à Mostaganem. Sensibiliser pour mieux se protéger

Dans le cadre de la ...

Mostaganem. La feuille de route du wali dévoilée

A l’occasion de la célébration ...

Mostaganem. GISB ELECTRIC exporte son savoir-faire au Bénin

Dans le cadre de la ...