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828 signalements de faits enregistrés en France en 2023. Montée alarmante de l’islamophobie!

Pourquoi une simple tenue est-elle source d’islamophobie en France? Que craignent au fait les ennemis de la diversité religieuse? Les actes islamophobes ont plusieurs facettes. Cela va de la parole, à l’humiliation, l’intimidation jusqu’aux interdictions ou entraves à la liberté. 57% d’actes d’islamophobie, d’année en année en France, de quoi ne pas s’en réjouir du tout. L’islamophobie a pris de l’ampleur ces dernières années en France et en Europe en général. Les réactions sont montées en chaîne. D’abord, le Chef de l’ONU, Antonio Guttieres, qui avait appelé au mois de mars et en plein mois de Ramadhan en cours, à éradiquer le sectarisme antimusulman et favoriser l’esprit de solidarité et l’empathie au sein de la communauté musulmane dans le monde, les pires actes d’islamophobie que subissent les Musulmans surviennent à Ghaza et qui sont le reflet d’une guerre ethnique religieuse menée par les sionistes contre l’Islam et la Palestine et rien d’autre. La haine qu’affichent les adversaires de la liberté de culte et du vivre ensemble intercommunautaire, s’est propagée dans le vieux continent, ce qui dénote d’une progression somme toute alarmante et inquiétante de l’islamophobie à partir de l’Europe. Certains cercles de l’extrême droite, parti politique redoutable en France et redouté même par une certaine souche de la société française, n’ont pas hésité à prétendre que le Ramadhan et la restauration collective de solidarité en faveur des démunis et des voyageurs dans quelques villes telle Marseille, n’étaient pas compatibles avec les valeurs et les lois de régissant la société française. Pourquoi l’Islam dérange-t-il tant les Européens? Il n’est un secret pour personne que la France compte 10 % de Musulmans parmi sa population et représente 44% parmi les populations immigrées dans ce pays, ce qui n’est assurément pas rien. Le nombre de Musulmanes à porter le voile en France est de 33 à 46 % ces dernières années. Il s’agit entre autres de paramètres qui montrent nettement combien la société française est influée par les Musulmans et leurs pratiques, ce qui a priori fait peur aux adaptes de l’anti-adversité religieuse. Le Collectif contre l’Islamophobie en Europe (CCIE) tire la sonnette d’alarme. Il met en évidence une hausse préoccupante des actes islamophobes en France en 2023. Tout compte fait, le rapport du CCIE 2023 montre un total de 828 faits islamophobes signalés, contre 527 en 2022. Ce qui traduit un rebond de 57% d’une année à l’autre. Cette statistique alarmante met en lumière une tendance inquiétante à la hausse de l’islamophobie en France. Il souligne l’importance d’une attention accrue et d’actions concrètes pour lutter contre ce phénomène, selon l’organisation européenne. Parmi ces 828 signalements pour l’année 2023, 779 concernent des actes de discrimination, suivis d’actes de harcèlement moral (237), de provocation et d’incitation à la haine (188), de diffamation (97), d’actes liés à la lutte contre la radicalisation et le séparatisme (72), d’injures (64), d’agressions physiques (23) puis de dégradation ou de profanation (11). Le CCIE indique que l’islamophobie en France est notamment observable dans le système éducatif. La loi de 2004 sur les signes religieux ostentatoires à l’école est critiquée pour avoir ouvert la voie à des discriminations envers les élèves musulmans. En 2023, 305 incidents islamophobes ont été signalés dans le milieu éducatif, représentant 41 % de tous les signalements en France. Cette hausse des signalements, notamment dans le milieu scolaire, est de 801 % par rapport à 2022. Le CCIE rappelle qu’en août, le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, désormais Premier ministre, avait annoncé l’interdiction du port des robes amples dans les écoles, « prétendant ainsi répondre aux besoins des directeurs d’établissement de disposer de lignes directrices claires et justifiant cette mesure d’interdiction par l’idée que le port des abayas constituerait des «coups de butoir, des attaques, des déstabilisations» contre la laïcité et l’institution scolaire ». Cette mesure d’interdiction a causé un pic de sollicitations du CCIE en septembre: 182 sollicitations ont été faites lors de ce mois de rentrée. La moyenne de sollicitations mensuelle est de 96. Depuis 2023, le CCIE a reçu 234 plaintes liées à l’interdiction des vêtements longs et amples à l’école. L’immense majorité concernant des jeunes femmes, étudiant en lycées (159) et collèges (33). Les lycées et collèges ne sont pas les seuls à être concernés et des femmes ont également été discriminées pour le port de vêtements amples en centres de formation, à l’université, dans le cadre de services civiques, et sur leur lieu de travail. « Alors qu’il ne s’agissait que de robes, de jupes longues, de tuniques amples et de pantalons larges (et non de foulards), ces élèves ont été prises à partie, interrogées et humiliées par le personnel. Cette focalisation sur la tenue vestimentaire de ces jeunes femmes constitue à la fois une discrimination et une atteinte à leur vie privée, à leur dignité et au principe d’égal accès à l’éducation », lit-on dans le rapport du CCIE. Selon ce rapport, une augmentation significative des cas de discrimination (+77%) est observée, avec 779 cas, notamment de harcèlement moral, et d’attaques contre les Musulmans, en particulier les femmes et les institutions musulmanes: deux faits déjà observés les années précédentes, mais qui se sont amplifiés. Le rapport du CCIE souligne la prépondérance des cas de harcèlement moral envers les femmes musulmanes. Sur 828 signalements, 675 concernaient des femmes, soit 81,5 %. Cette tendance persistante depuis les années précédentes révèle une triple discrimination basée sur le genre, la religion et l’origine ethnique. Des exemples incluent des restrictions vestimentaires abusives et des attaques verbales et physiques dans les établissements scolaires. Au niveau européen, la montée de l’extrême droite a entraîné une augmentation des discours et pratiques déshumanisantes envers les minorités, en particulier les Musulmans, selon le CCIE. Des incidents violents, comme la découverte d’une boucle Telegram d’extrême droite en France nommée « FrDeter », illustrent un climat de violence ciblant spécifiquement les communautés musulmanes, selon ce rapport.

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