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80% des habitants sont des déplacés sans abri et menacés par la famine. Ghaza à bout de force

Fait terrible, les déplacés de Ghaza vivent dans la poussière, le froid et la faim. Quel sort les guette-t-ils pour ceux d’entre eux qui espèrent être en vie? Les Palestiniens de la bande de Ghaza n’ont jamais vécu un cauchemar humanitaire aussi angoissant. Ils traversent des conditions dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont épouvantables et controversées à la fois. Il n’y a même pas de quoi subsister, même pas une goutte d’eau ou une tranche de pain! En proie à la famine, au froid, aux pluies mais surtout et bel et bien, c’est la peur d’être pris à partie par les bombardements sionistes dans leurs déplacements du nord vers le sud qui menace les civils de la bande. Une vraie catastrophe humanitaire sévit depuis le début de l’invasion terrestre sioniste des territoires de Ghaza, sans parler des lots de morts et de blessés. Le sort en a voulu autrement. L’occident et les pays arabes limitrophes se contentent de contempler les dégâts et Ghaza ne fait que compter ses bilans de morts dont les femmes et les enfants. Paradoxalement, ce sont les maladies qui sont la plus grande menace. Aujourd’hui, force et d’admettre que 80% d’entre eux ont été déplacés à l’intérieur de leur pays. Ce qui fait compter au double le risque. Vers quel destin se dirigent-ils? Combien d’entre eux réussiront-ils à résister encore? Autant de questions qui sont en suspens. L’Association internationale « ActionAid » a tiré la sonnette d’alarme autant avant elle, le Secrétaire général de l’ONU, Gueteresse. Cette Association a en effet indiqué, mercredi, que « 80% des Ghazaouis sont devenus des déplacés sans abri », faisant observer que « désormais il n’y a aucun lieu sûr à Ghaza du fait des bombardements incessants de l’armée sioniste ». « Environ 80% des habitants de Ghaza, soit environ 1,9 million de personnes, ont été déplacées à l’intérieur du pays », a souligné « ActionAid » dans un communiqué, notant que « les Ghazaouis subissent désormais après le bombardement du sud de Ghaza par l’aviation sioniste, une double évacuation ». Elle a relevé, à ce sujet, que « les personnes déplacées vers le sud, vivent déjà dans des conditions extrêmement difficiles, avec un manque d’eau, de nourriture et de vêtements et les infrastructures vitales au bord de l’effondrement ». L’Association déplore ainsi « l’accroissement de la misère et la propagation des maladies ». L’Association a fait remarquer, dans le même contexte, qu' »une quantité très limitée d’aide est entrée à Ghaza depuis la fin de la trêve temporaire vendredi dernier ». Le commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Philippe Lazzarini, a mis en garde, mardi, contre les risques d’un « tsunami humanitaire » à cause de l’agression sioniste dans la bande de Ghaza. Selon lui, avec l’arrivée de l’hiver, les habitants de l’enclave pourraient « être confrontés à une véritable catastrophe humanitaire ». M. Lazzarini a également noté que les médecins de Ghaza mettaient en garde contre une « augmentation significative des maladies » dans un contexte de « manque de nourriture, d’eau potable et de conditions insalubres croissantes ». L’organisation caritative « Action contre la Faim » a mis en garde contre une famine dans la bande de Ghaza qui connaît une catastrophe humanitaire en raison de l’agression sioniste, alors que les chaînes d’approvisionnement alimentaire s’effondrent. « Le cessez-le-feu temporaire de sept jours n’a pas réussi à atténuer les graves pénuries alimentaires dans le territoire palestinien assiégé, laissant de nombreux adultes affamés pour nourrir leurs enfants », a averti, mardi, l’Organisation. « Les conditions de vie restent désastreuses à Ghaza et le flux d’aide actuel est insuffisant pour le sud et le nord de Ghaza », a alerté encore l’ONG, appelant à « un cessez-le-feu urgent et durable pour répondre aux besoins critiques des 2,4 millions de personnes vivant à Ghaza ». La responsable régionale d’Action contre la Faim, Chiara Saccardi, a signalé une grave crise alimentaire avec plus de 130 boulangeries fermées en raison de pénuries de carburant, rendant ainsi la farine rare. « Nos collègues le constatent et le vivent sur le terrain: il n’y a pratiquement plus de nourriture à Ghaza », a déclaré Saccardi, soulignant que « les familles ont recours à la cuisine en brûlant du bois, des cartons de nourriture et tout ce qu’elles peuvent trouver ».
« L’eau potable est très rare et les autres sources d’eau sont de plus en plus dangereuses en raison de la contamination croisée par les eaux usées, l’eau de pluie et l’eau de puits », a ajouté Saccardi. Bruno Abarca, expert d’Action contre la Faim en matière d’accès aux services de santé, a indiqué qu’en plus de l’insécurité alimentaire, les conditions d’hygiène, le stress et la surpopulation ont un impact sur l’alimentation, conduisant à la malnutrition parmi les plus vulnérables. « La faim, la déshydratation et les maladies d’origine hydrique dues à la consommation d’eau, provenant de sources insalubres, continuent de susciter de grandes inquiétudes », a alerté Action contre la Faim.

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