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24.751 accidents, 3.628 morts et 33.995 blessés en 2023. Que faire face à l’hécatombe?

Le Système de conduite en Algérie sera-t-il revu ? Qu’en est-il des programmes de formation des auto-écoles à destination des demandeurs de permis de conduire ? Une quasi-certitude que de dire que les routes ont encore tué durant le 1er trimestre 2024 en Algérie. Ce n’est pas tant la gravité du phénomène qui n’échappe plus à personne, mais tant les chiffres qui continuent de faire parler d’eux. Ce qui fait croire que nos routes ne sont pas sorties de l’auberge et continuent au contraire de provoquer leur ravage chez les automobilistes et conducteurs. Chaque année qui arrive, c’est le même refrain, le même bilan et la même angoisse qui reviennent avec leur lot de blessés et de morts. Certes, on ne cessera jamais de le répéter autant mais cette fois, il semble que la tendance haussière empruntée par les accidents de route est préoccupante à plus d’un titre. Déjà en 2023, les bilans auront été affligeants. Pour preuve, un total de 24 751 accidents de la circulation ont fait pas moins de 33 995 blessés et 3 628 morts durant l’année dernière. Certes on est loin de la barre fatidique des 4000 morts par an mais n’empêche qu’une sérieuse réflexion s’impose, et ce, au vu des moyens importants mis en place par l’Etat à l’effet de dissuader ce phénomène qui s’accentue chaque année. La preuve est que cette tendance au demeurant meurtrière des accidents, s’est propagée aux premiers mois de 2024. En effet, rien que durant les mois de janvier, février et mars, le bilan jusqu’ici provisoire s’élève à 6 462 accidents ayant généré 8 506 blessés et 858 morts. Pour réguler la facture des pertes humaines et atténuer les préjudices entre autres de dédommagement et des assurances qui en découlent au détriment de l’économie, les pouvoirs publics nationaux comptent sévir davantage pour assener une main de fer contre les fauteurs et les coupables. Parmi les mesures prises, celle qui consiste à durcir les conditions éligibles à l’obtention du permis de conduire et faciliter. En effet, le commissaire divisionnaire, Ahmed Naït El-Hocine, chargé de la gestion de la Délégation nationale à la sécurité routière, a révélé, le 28 mai, la mise en place d’une stratégie nationale pour revoir le système de conduite en Algérie. Lors de son passage à la radio nationale, le responsable a annoncé qu’un arrêté ministériel sera publié prochainement pour définir le programme de formation pour l’obtention du permis de conduire. Quelles solutions pour réduire les accidents et rendre encore plus exigeant l’accès au permis de conduire ? Le réajustement du programme de formation des auto-écoles fait suite aux statistiques qui indiquent que 20% des conducteurs impliqués dans des accidents de la route possèdent un permis de conduire depuis moins de deux ans (période probatoire), alors que 50% d’entre eux ont un permis de conduire depuis cinq ans. Désormais, le nouveau programme de formation devra inclure la mise en place d’un système informatique numérisé. Cela permettra de surveiller le parcours des candidats au sein des auto-écoles qui seront dans l’obligation de respecter la période légale de stage pour la partie théorique définie par la loi. Les auto-écoles devront se concentrer uniquement sur la formation. Les examens auront lieu dans les centres relevant de la Délégation nationale de sécurité routière. En ce qui concerne le mécanisme de passage de l’examen, il sera également réformé. L’examen se fera via un système «multimédia», où le candidat devra répondre à des questions posées sur un ordinateur en langue arabe, indique Naït El-Hocine. Par ailleurs, le projet de la délivrance du permis de conduire à points n’a pas été abandonné, selon le chargé de la gestion de la Délégation nationale à la sécurité routière qui affirme qu’il est arrivé à ses dernières étapes. Il devrait être finalisé dans un délai d’un an à un an et demi au plus, indique Naït El-Hocine. Le recours à ce système sera bénéfique pour la sécurité routière, avec un aspect dissuasif consistant à retirer des points, en ce sens qu’il permettra de modifier le comportement des conducteurs, explique ce responsable.

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