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2027, serait-elle, l’année de l’émergence?

C’est une thèse qui n’est pas exclue! Il suffirait que tous les facteurs de la réussite soient réunis dans le temps et dans l’espace pour laisser éclore le miracle algérien! Si nous n’avons pas encore atteint le summum, dont nous en avons tout le temps rêvé, c’est que les efforts manquaient de quelques-uns, des ingrédients absolument nécessaires en vue de laisser apparaître les résultats escomptés. Donc, le problème n’est pas trop philosophique, il y a une logique à toute chose. Presque tous les Algériens qui partagent avec moi un brin de perspicacité, au sujet des problèmes du pays, savent d’emblée quelles sont ces pierres d’achoppement s’étant dressés devant notre marche vers la réussite. Le malaise algérien est connu par tout le monde. Un Etat est fort, quand il s’agit d’un Etat de droit où la loi est l’unique maîtresse de la situation. C’est l’unique moyen qui devrait réguler les relations entre toutes les composantes de la société démocratique. Un Etat de droit est un État géré par ses institutions démocratiquement élu ou désigné dans la transparence. Il n’y a pas de place au flou ou au scepticisme dans la gestion des affaires d’un Etat de droit. Déjà, dès les premières années du passage vers le pluralisme et l’économie de marché, l’on avait fait rêver les gens d’un État démocratique érigé sur les principes de droit et de transparence. Si vous vous rappelez comme moi, les gens en avaient assez de la faillite des politiques imposées par le régime, soi-disant, «socialiste»de l’époque… Les citoyens étaient obsédés par le rêve de passer aux pluralismes politiques, syndicaux et de l’économie de marché. Finalement, l’économie de marché nous a offert, sous le manteau, une économie parallèle et des réseaux de spéculateurs qui imposent leur diktat à l’économie, notamment les secteurs du commerce et du BTP. Depuis plus de trente ans, les choses marchent selon des principes contre-nature, ne répondant à aucun principe en vogue dans des pays qui ont réussi. L’on avait opté pour des choix pour lesquelles nous n’avons pas préparé le terrain, ni posé les conditions nécessaires en vue de leur réussite… En effet, c’était l’ouverture de la caverne d’Ali Baba, où chacun prenait ce qu’il pouvait selon sa force et sa puissance. Malgré tous ces déboires, nous avons toujours confiance dans l’avenir, qu’il soit proche ou lointain.

À propos Abdelkader Benabdellah

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