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2024, la bonne année du pétrole !

Malgré l’attaque de l’Iran contre Israël ce week-end, le cours du baril reste étrangement stable ce lundi. Les opérateurs de marché ont initialement été inquiets quant à une escalade du conflit et ses répercussions sur la production de pétrole. Cependant, le calme relatif dans la région et l’absence de victimes ont rassuré les investisseurs. Le baril de Brent de la mer du Nord, utilisé comme référence pour les prix en Occident, a enregistré une légère baisse de 1% par rapport à vendredi, atteignant environ 89,5 dollars à midi, dans un marché à terme animé par un volume de transactions plus élevé que d’habitude. De nombreux analystes notent que l’augmentation des tensions avait déjà été prise en compte dans les cours du pétrole, expliquant pourquoi les prix n’ont pas explosé une fois les tensions matérialisées. Cette année, le prix du pétrole a déjà augmenté de 16%, attribué à la solidité de l’économie mondiale et à la réduction de l’offre de l’OPEP et de ses alliés. Cependant, l’attaque du week-end, première attaque directe de l’Iran contre Israël, suscite toujours un risque d’escalade dans la région. Les marchés observent attentivement la réaction d’Israël. Les analystes de Citi estiment que les tensions resteront «extrêmement élevées» et que le prix du baril pourrait dépasser les 100 dollars dans les trois prochains mois, relaye «L’Echo». Comme l’explique l’Agence internationale de l’énergie dans une newsletter ce lundi, «les nouvelles tensions géopolitiques au Moyen-Orient mettent désormais l’accent sur la sécurité de l’approvisionnement», point également soulevé par ING, qui s’inquiète des conséquences pour l’offre, et soulève trois risques en particulier. Les analystes identifient trois risques principaux : des sanctions plus strictes contre l’Iran pourraient réduire l’approvisionnement en pétrole, la réponse d’Israël pourrait aggraver les pertes d’approvisionnement et des perturbations dans le détroit d’Ormuz sont possibles. Pour l’instant, le prix du baril de Brent reste stable à 87 dollars, avec une capacité de réserve des États-Unis et de l’OPEP pour atténuer les hausses de prix. S’exprimant sur les ondes de la chaîne III de la Radio algérienne, Baghdad Mendouch, expert en énergie, a affirmé que «l’ensemble des facteurs en relation avec les fondamentaux du marché sont favorables au maintien à la hausse des prix du pétrole, notamment les réductions de L’OPEP+ et la hausse de la demande tirée de la croissance de l’économie mondiale, essentiellement de la Chine, de l’Inde et des Etats-Unis». Les investisseurs surveillent donc avec attention la nature de la réponse d’Israël à l’attaque, qui constitue la clef de l’embrasement potentiel du conflit et donc de l’évolution des cours du pétrole.

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