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LE CARREFOUR DE SAIDA

Célébration du 08 mai à Aïn Skhouna. Gloire aux 47 héros

Les évènements douloureux du 8 mai 1945 ont marqué quelques villes du pays et sont généralement associés aux noms des villes de Sétif, Guelma et Kherrata. A Saida, la célébration a débuté le 2 mai et ce, dans le but d’intégrer les ruraux qui devaient se retrouver en ville pour s’inscrire dans les rangs de l’armée. Selon les témoignages préservés jusqu’à l’heure actuelle, ces évènements dramatiques ont été le prélude du 8 Mai 1945 même s’ils ont été mis à l’époque sous le boisseau. Ce 2 mai 45, 47 braves héros de la ville de Saida et membres du « Manifeste des amis et de la Liberté » furent arrêtés. Evoquer l’itinéraire de ces braves saidis qui d’ailleurs ne sont plus de ce monde (Allah Yarhamhoum) et qui ont été au cœur des festivités organisées dans la commune de Ain-Skhouna, est un devoir. Parler d’eux chaque année n’est qu’une façon de les réhabiliter. Saida, ses hommes et les autorités ont eu le mérite d’ériger en 1996, en leur mémoire, une stèle commémorative, située en plein centre-ville, mais depuis, jamais visitée. Parmi ces 47 braves héros figurait feu Mimouni Lahcen, né en 1924 à village Boudia, plus exactement à la rue Ibn-Khaldoun où il a vécu aux côtés de sa mère Hadja Zohra et de sa sœur de lait Hadja Meriem (Allah Yarhamhoum). Lahcen Mimouni mourut le 10 octobre 1965 à la suite d’un mystérieux accident de circulation survenu sur la route de Ain-Defla (Ex-Duperet). Il revenait du Caire où il avait représenté l’Algérie à une conférence internationale des Syndicats puisqu’il était Secrétaire National de l’UGTA, chargé des relations extérieures. Etant aussi l’un des formateurs des SMA en 1939, il participa au grand rassemblement des SMA à Tlemcen où pour la première fois  » Min Djibalina » a été entonné par des milliers de scouts venus de toutes les régions du pays. Il a été également membre influent du PPA de Messali Hadj, au niveau de la région de Saida, avec pour mission de contacter d’autres cellules du PPA pour une coordination. Feu Lahcen Mimouni fut le principal organisateur de l’insurrection du 18 mai 1945 et sa cellule participa à l’incendie de la mairie. Il fut arrêté le 16 juin 1945 avec ses camarades. Sa défunte sœur disait de son vivant: « Je me rappelle encore de cette journée où mon frère Lahcen a été arrêté et transféré à la prison d’Oran. Il a été jugé et condamné, le 6 novembre 1945, à la peine capitale pour haute trahison. Son pourvoi en cassation fut rejeté par De Gaulle. Il sera tout de même amnistié le 16 mars 1946 et libéré mais avec interdiction de rejoindre sa ville natale : Saida. Il continuera de militer à Oran où il sera une autre fois arrêté lors de la grève des 8 jours de 1957, puis relâché. Plus tard, il rejoignit le mouvement syndical des Cheminots et devient par la suite SN de l’UGTA, chargé des Relations Extérieures. Plusieurs places publiques à Oran ou à Saïda ont été baptisées en son nom. On ne pourra jamais assez parler des sacrifices consentis par le peuple et chaque région et contrée du pays a été un haut lieu de lutte… Et c’est précisément dans cet esprit et sous le signe de recueillement et de la fidélité que ressurgit, tous les mois de mai, du fond de la mémoire, le souvenir des braves héros de Sétif, Guelma, Kherrata et bien sûr de Saida qui aujourd’hui, les Nôtres, sont oubliés. Ceci devrait être dit pour mémoire! En somme, les festivités officielles commémoratives du 8 mai 1945 ont eu lieu à Ain-Skhouna, relevant de la daïra d’El-Hassasna où les autorités locales se sont déplacées au domicile de quelques moudjahidines pour les honorer.

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Instabilité à la mairie de Saïda. Qui souffle sur la braise?

Tout saidi qui croit que la fonction de maire, par les temps qui courent, est une sinécure, se trompe lourdement. Il n’y a qu’à aller du côté de la mairie de Saida pour s’en convaincre. L’APC de Saida semble être prise en « otage » par qui? La question reste posée. En butte au laxisme et aux luttes d’intérêt qui la minent, l’assemblée communale, forte de ses 33 élus, est sous les feux de la rampe. Toutes les pistes pour le déblocage de la situation ainsi que les tentatives de conciliation menées par l’administration locale ont échoué en vain. L’APC de Saida serait-elle encore une fois victime des hommes de l’ombre qui tapis dans les ténèbres, tirent les ficelles comme ce fut lors des précédentes assemblées communales… et qui veulent pousser le maire à jeter l’éponge. Est-ce de cette façon que l’assemblée communale actuelle compte développer la ville? Un exécutif communal dans la terminologie politique est une équipe compacte n’ayant qu’un seul but: servir le citoyen. Celle de Saida pourra-t-elle prétendre réussir quand elle n’arrive même pas à se constituer? Les réponses risquent de ne jamais nous parvenir, par la faute des calculs politiciens. La distance séparant le gouverneur du gouverné continue à se creuser. Il ne reste qu’au premier chef de l’exécutif de wilaya d’agir pour tenter de sauver ce qui reste à sauver de cette ville de Saida qui ne porte plus le nom de  » Radieuse  » comme son nom l’indique.

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Attribution de logements sociaux. Les Ouled Bled sont-ils bien servis?

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les familles de souche et les enfants de la ville qui sont dans le besoin le plus pressant quant à l’acquisition enfin d’un « Hypothétique » logement, demeurent jusqu’à l’heure actuelle, terrés dans de minuscules espaces qui sont loin de répondre à la moindre commodité ou règle d’hygiène la plus élémentaire? La raison? Elle est connue, elle est la plus évidente de toutes et le wali doit en principe le savoir. Aucune de ces familles respectables et connues pour son appartenance à une certaine frange de la société ne s’aventurerait au grand jamais à se bâtir une hideuse baraque, faite de résidus ferreux et de morceaux de madriers, rien que pour avoir accès un jour au privilège d’obtenir un appartement comme tous les citoyens qui se respectent. Leur statut d’honnêtes contribuables et leur rang parmi la population saidie ne leur permettent guère d’avoir pareille audace ou venir protester devant le siège de la wilaya, devenu ces derniers temps, « le mur des lamentations »… Ils laisseront inévitablement la chance aux « squatteurs » venus d’ailleurs. Ces derniers ayant d’ailleurs l’avantage de passer presque inaperçus comme d’illustres inconnus et ils n’auront pas cet inconvénient de porter sur le dos et les épaules le fardeau du « qu’en dira-t-on ». Cette situation qu’a vécue la radieuse (Saida), a contribué à l’émergence de nouveaux riches. Voila le bien triste constat que le chef de daïra, président de la commission d’attribution de logements, est en droit de faire devant cette amère réalité qui crève les yeux. La désolation est la même et toutes les appréhensions quant à des lendemains qui risquent de déchanter pour nos enfants, ne peuvent être que les nôtres. Nos responsables sont-ils au moins conscients de ce qui nous attend d’ici là? On ne le croira jamais assez, du fait que les choses sont encore ce qu’elles étaient il y a des décennies. Pis encore, on est en train de grossir la décadence sociale et nous ne tarderons pas ainsi à nous ranger docilement dans la lignée de cette race de briseurs de rêve, encore encouragés sans doute par le laxisme des membres de la commission des enquêtes sociales. Triste sort d’une ville comme la nôtre, me diriez-vous. Ce sont les retombées du vent qu’on semé de nos propres mains, allais-je vous rétorquer.

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Aïn Tghat. Du gaz naturel pour plus de 300 familles

La sortie du wali, Abdelaziz Djaoudi, à Ain-Tghat, relevant de la commune de Ouled Khaled, lors de la célébration du 1er Mai, fête des travailleurs, a été jonchée d’une surprise de taille bien qu’elle demeure pour le commun des mortels, une pratique unique en son genre. Sur place, la torchère de la mise en service du gaz naturel a été allumée par le wali alors que les habitations des lots 30/40/50 et 228 souffrent du manque de réseau d’assainissement, dénoncé d’ailleurs par les habitants… Sans commentaires !

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Vol de câbles de cuivre. 02 voleurs arrêtés par la police
Selon le communiqué des services de police, 02 voleurs de câbles électriques en cuivre ont été neutralisés. Agissant sur la base de renseignements, les policiers de la 4ème Sûreté urbaine, en collaboration avec les agents de la BRI, ont arrêtés les 02 malfaiteurs, âgés de 24 et 34 ans. Après accomplissement des mesures judiciaires, les 02 mis en cause ont été présentés devant la Justice où ils ont écopé chacun de 05 ans de prison fermes et une amende. Il faut dire que le phénomène de vol de câbles électriques en cuivre prend de l’ampleur dans la wilaya de Saida.

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