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14 stations de dessalement opérationnelles et plusieurs projets en cours de construction. 3,7 millions m3/jour de production d’ici fin 2024

Quel avenir pour les ménages en matière de consommation de l’eau potable? Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de construire et de multiplier les usines de dessalement en Algérie? Et quelles en sont aussi les nouvelles perspectives à l’orée 2030? Le dessalement est une option retenue par l’Algérie pour faire face, une bonne fois pour toute, au phénomène du stress hydrique et du manque d’exploitation des eaux souterraines. L’eau potable, produite à partir du processus de dessalement de l’eau de mer et de sa dépollution, est ainsi devenue une solution cruciale pour l’avenir en l’Algérie qui a, d’ores et déjà, lancé en 2024, 05 projets de nouvelles stations de dessalement pour couvrir les besoins nationaux en eau potable dans le cadre de la stratégie nationale, visant la satisfaction des ménages et de réduction de l’impact du stress hydrique avec tout ce qu’il induit comme sécheresse endémique et risque potentiel d’incendies sur les céréales et indemnisations des agriculteurs. Pour éviter que de tels risques ne se reproduisent, face au phénomène du stress hydrique, d’année en année, croissant des suites des effets de sécheresse, l’Etat a mis en place une politique d’autosuffisance en matière de couverture des besoins en eau potable saine et de qualité. Force est de reconnaître que cette politique judicieuse de compter sur soi et sur les compétences et le savoir-faire nationaux a porté ses fruits, en ce sens que le pays dispose en l’état actuel de pas moins de 14 stations de dessalement opérationnelles et de plusieurs autres projets de même type, en cours de construction. L’Algérie produira 3,7 millions de mètres cubes d’eau dessalée par jour d’ici fin 2024, a annoncé le Directeur général de la Compagnie algérienne de l’énergie (AEC), Mohamed Boutebba. Cette quantité produite par les stations de dessalement en activité en Algérie couvrira 42% des besoins en eau potable des 47 millions d’habitants du pays avant fin 2024 mais l’Algérie nourrit toutefois l’ambition d’atteindre un volume de production estimé à 5,6 millions de m3 dessalée par jour d’ici à 2030. Le défi est certes grand mais pas impossible. Selon M. Boutebba, cité par Reuters, l’Algérie, pays semi-aride, a déjà investi 2,1 milliards de dollars dans ce programme et prévoit d’y injecter 2,4 milliards de dollars supplémentaires. Devant la pertinence d’un sujet aussi brûlant qui domine l’actualité mondiale et algérienne en particulier, après les alertes incessantes des experts internationaux du climat contre les « risques dormants » des dérèglements climatiques qui pourraient se réveiller dans les prochaines années et face au stress hydrique croissant, l’Algérie s’est mobilisée et a redoublé ses cagnottes destinées à augmenter sa production d’eau potable. Le ministre des Ressources en eau, Taha Derbal, a indiqué et révélé, en mars dernier, un plan ambitieux comprenant la construction de 12 stations de dessalement d’eau de mer d’ici à 2030. Dans l’immédiat, les autorités ont lancé la construction de 05 stations de dessalement d’une capacité de production de 300.000 mètres cubes par jour chacune. Ces stations, situées dans les wilayas côtières, devraient être opérationnelles d’ici fin 2024. “Ces stations permettront de répondre à 42?% des besoins en eau potable de la population à la fin de la première phase du programme”, a déclaré M. Derbal. Ensuite, la deuxième phase du programme qui s’étendra de 2025 à 2030, prévoit la construction de 07 stations de dessalement supplémentaires. Ces installations permettront de porter le taux de couverture des besoins en eau potable à 60 %. L’eau dessalée produite par ces stations alimentera les populations des wilayas côtières ainsi que celles situées dans un rayon de 150 km. L’Algérie se classe parmi les pays pauvres en ressources hydriques. Par ailleurs, selon les chiffres du ministère des Ressources en eau, les réserves en eaux souterraines du pays s’élèvent à 7,5 milliards de mètres cubes, avec un taux d’exploitation annuel oscillant entre 51% et 52%. La répartition de ces ressources n’est pas homogène, avec 2,5 milliards de mètres cubes concentrés dans le nord et 5 milliards dans le sud. Malgré ces réserves, l’Algérie se classe parmi les pays pauvres en ressources hydriques. En effet, la consommation annuelle d’eau par habitant y est estimée à moins de 600 mètres cubes, bien en deçà du seuil de 1.000 mètres cubes, fixé par la Banque mondiale pour un pays dit “sûr en eau”.
Cet état de stress hydrique s’explique par plusieurs facteurs dont la faiblesse des précipitations, la surexploitation des nappes phréatiques et le gaspillage d’eau. Le changement climatique, avec l’augmentation de la fréquence et de la sévérité des sécheresses, ne fait qu’aggraver la situation.

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