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11 Décembre 1960 à Mostaganem. Le prix fort de la liberté

Le Bureau de la wilaya de Mostaganem de l’Organisation Nationale de l’Allégeance de la Patrie a organisé, ce samedi 10 décembre 2022, un évènement commémoratif sur les évènements du soulèvement populaire du 11 décembre 1960. A la salle de la bibliothèque centrale «A.Belhamissié de Mostaganem, les historiens, MM. Abdelkader Fadel et Mohamed Bellil, ont animé des conférences portant sur les aspects politiques et sur les réalités et l’organisation du soulèvement autant dans plusieurs villes qu’à Mostaganem. Les académiciens avec des supports vidéo et des témoignages ont apporté des éclairages sur cet évènement qui allait déboucher sur les premières ouvertures vers l’indépendance. A l’instar de toutes les villes d’Algérie, le 11 décembre 1960, Mostaganem s’est soulevée aussi par une gigantesque manifestation. La première étincelle du soulèvement populaire a débuté un 09 décembre à Ain Témouchent pour aller continuer à Alger et ensuite dans toutes les régions d’Algérie. Des manifestations qui ont duré toute une semaine, ont poussé les Algériens à signer l’acte de décès de la colonisation française en Algérie. En réponse à la manœuvre politique du général De Gaulle, les Algériens engagés par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) donnèrent leur réponse aux politiques français pour l’Algérie musulmane. C’est à partir de Tigditt (Souika), fief du militantisme, que la manifestation a été lancée. Selon les témoignages indiqués par les conférenciers, ce soulèvement a été programmé mais aussi secrètement préparé avec des moyens carrément locaux et par un comité composé de responsables de zone du FLN tels Mokhtari Benchaa dit Naboussi, Madani Beldjillali, Khenissa Lahcène, Sid Ahmed Bentria et d’autres fidayines. A cette époque, diront les conférenciers, c’est dans la ville musulmane où la propagande avait pris de l’ampleur afin de mobiliser les citoyens au soulèvement du 11 décembre 1960. Il faut le rappeler, c’était le prix d’une indépendance acquise de haute lutte et avec tant de sacrifices. Ce soulèvement populaire n’a donné prise à aucun marchandage. Démarrée de Tigditt comme une déferlante, la manifestation compacte, bruyante, avec un pas rapide et sûr, est remontée par Qadousse el Meddah (Rue 12), la grande et unique voie qui relie Tigditt au centre de la ville, en longeant l’oued Ain Sefra. La foule avança et déboucha sur la place Gambetta, à l’orée du quartier habité par les Français. Aussitôt, les forces colonialistes se lancèrent dans une chasse féroce sur ces ouvriers sans travail, ces paysans sans terre, ces citadins sans espoir et ces enfants sans avenir. Tous déterminés à finir avec l’option de la 3ème voie et la répression sous le mot d’ordre du FLN. Pour mémoire, l’organisation a fait appel à une Moudjahida et à un Moudjahed pour marquer l’évènement et pérenniser la mémoire collective.

À propos CHAREF KASSOUS

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