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08 cadavres de harragas dont un enfant, repêchés sur les côtes d’Alméria. L’autre drame

Le quotidien national espagnol  »El Pais » a rapporté, ce mardi 21 septembre, que 08 cadavres ont été retrouvés, morts noyés, sur différentes localités de la province de Alméria. Parmi les morts noyés, il y a un enfant de 04 ans, 05 hommes et 03 femmes, rapporte le journal qui ne peut pas cependant confirmer que les victimes du naufrage soient de la même embarcation. Pour les huit corps de personnes noyées, ils ont été retrouvés à l’aube du dimanche 19 septembre 2021. Selon la gendarmerie espagnole citée par le quotidien «El Pais», les cadavres ont été repêchés en différents points, au large de la côte Almeriense, soit à proximité de Vera, Garrucha, Mojacar et Carboneras. Tous les cadavres, inclus celui de l’enfant de quatre ans et deux femmes, sont de nationalité algérienne, note la  »Voz de Alméria ». Le journal précise par ailleurs qu’au début de cette semaine, 32 sujets ont été secourus par la marine espagnole (salvamento maritimo), au large de Almeria et transférés au port. Ce repêchage de cadavres sur les côtes du Sud de l’Espagne coïncide avec un pic d’arrivées d’embarcations sur les rivages de la province de Murcia et de Alicante, provenant principalement de l’Algérie, affirme le même organe de presse. L’Algérie reste, pour celui-ci, le pays d’où les départs vers la péninsule sont les plus importants. Selon la même source, cette fin de semaine, 32 embarcations (patera-taxis), avec 376 émigrés clandestins, ont débarqué sur la côte d’Alméria, considérant que c’est la principale destination depuis les côtes de l’Ouest algérien. Tous s’accordent à dire que la route migratoire qui connecte l’Algérie aux côtes de Alméria, Murcia, Alicante et des Iles Baléares, est la plus active et la plus meurtrière, indique l’Organisation Internationale des Migrations (OIM). Cette source rapporte également que 425 personnes, entre morts et disparus, ont été estimées avoir tenté d’arriver en Europe. Cette même organisation rapporte les statistiques du ministère de l’Intérieur du royaume qui indiquent qu’entre le premier janvier 2021 et le 14 septembre, un total de 10.701 émigrés clandestins ont débarqué sur les côtes des Iles Baléares et sur celles du Sud de la péninsule. Dans la même période, ces chiffres dépassent ceux de l’année 2020 de 1.680 sujets. Il ajoute par ailleurs que la route de l’émigration clandestine depuis l’Algérie reste classée la deuxième, la plus active, après celle des Iles Canaries.  »El Pais » revient sur la multiplication des activités des réseaux mafieux, destinés à l’émigration clandestine, surtout en période de crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus. Il rapporte que les autorités européennes regardent ce fléau à la loupe. Il affirme, selon le rapport de la Commission Européenne, que la route migratoire à partir de l’Algérie va, à court terme, s’accentuer car la mafia spécialisée sur ce trafic vers l’Europe se focalise sur le volume de cette nationalité parce qu’elle a adapté son modus « opérandi ». Il s’agit, dans ce cas, de multiplier les sorties d’une manière simultanée à partir des côtes algériennes afin de surpasser la surveillance des autorités maritimes algériennes. Les méthodes de la traversée alertent les autorités espagnoles et communautaires car il a été noté l’utilisation par les réseaux de puissantes embarcations identiques à celles du narcotrafic. En revanche ce qui inquiète davantage, c’est l’implication de  »djhadistes  » dans ces puissants moyens. C’est ainsi que l’alerte est manifestement alarmiste.  »El Pais » indique qu’en avril dernier, la gendarmerie espagnole a mis la main sur un  »djihadiste », patron de la  »patera-taxi » semi-rigide à deux moteurs hors bord, répondant au nom de Abdelmadjed Abdelbary, un ex-combattant de la Syrie dont les ramifications vont jusqu’à Londres. Selon  »20 minutos », la mafia de l’émigration illégale consolide ses réseaux grâce à une organisation qui s’étend du sud de l’Europe jusqu’à celles des côtes Centre et Ouest de l’Algérie. Pour le passage, les routes établies de la traversée sont celles d’Oran, Cap Blanc, Sidi Salem, El Bouni à destination de Alméria. La seconde route, c’est Ghazaouet, la troisième c’est Mostaganem-Cartagena et celle du centre va d’Alger et ses environs jusqu’aux Iles Baléares. Cette organisation a son extension assez bien établie et attractive car elle garantit surtout la sécurité aux passagers clandestins mais assez coûteuse. Souvent la mafia, pour les candidats provenant des wilayas du centre ou du sud, leur réserve l’hébergement afin de les rassembler en nombre avant la date du départ. C’est ainsi que les traversées clandestines en petites embarcations sont périlleuses, conclut  » 20 minutos ».

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