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05 ministres, des industriels et des parlementaires à Adrar. La sécurité alimentaire passe par le Sud

Investir en agriculture ne se limite pas uniquement au nord du pays qui enregistre un recul de pluviométrie ces dernières années. Le Sud, réputé par sa forte température, a connu paradoxalement des pluies très intenses de quoi réjouir les éleveurs et accroît par là même les possibilités d’un investissement agricole plus conséquent, plus imposant. Cependant, quelle stratégie pour booster le développement de l’agriculture dans le sud ? Quels sont les objectifs ? Et comment le pays compte faire face au facteur climat avec son corollaire le stress hydrique induit par la sécheresse ? D’aucuns pensent que l’agriculture et l’investissement agricole dans le sud algérien sont dans le viseur du gouvernement. Une terre d’exception où foisonne pétrole, faune, flore des plus rares et agriculture abondante. Un vrai paradis voire un riche gisement de richesse donc. Il s’agit d’un gros investissement multisectoriel sur lequel mise l’Etat et auquel il va falloir par conséquent casser une lourde tirelire. Seulement voilà, que faire au juste pour exploiter les richesses du sud, ceci si l’on excepte évidemment l’or noir ? D’aucuns sont unanimes à considérer que l’avenir de la sécurité alimentaire en Algérie va se jouer dans le sud algérien plus proprement connu par le Sahara algérien qui certes «brûle» de soleil tempérant mais n’en dissimule pas moins des trésors inestimables dont les cultures stratégiques et les élevages mis en place depuis au moins cinq années. C’est presque à imaginer comment seront les contours du futur « méga village agricole» du sud algérien d’ici 2023. Pour atteindre cet objectif de sécurité alimentaire somme toute stratégique, le gouvernement a concocté un «plan». Adrar est une wilaya du sud pilote de ce plan. Elle est depuis des années un attrait certain pour l’investissement agricole. Cette wilaya accueille actuellement une rencontre nationale de renom sur l’investissement agricole dans les wilayas du Sud, placée sous le haut patronage du président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune. Jamais une wilaya du pays n’avait drainé pareil monde. C’est que le contexte y est vraiment. Ses travaux ont débuté lundi. L’ouverture des travaux de cette rencontre qu’organise le ministère de l’Agriculture et du Développement rural en coopération avec la wilaya d’Adrar. Le thème est sans équivoque : «L’agriculture dans le Sud, un atout majeur pour la sécurité alimentaire»» Ce rendez-vous dédié principalement à l’agriculture a eu lieu en présence du ministre du secteur, Youcef Cherfa, du ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, du ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, du ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, et des walis des wilayas du Sud, du Président directeur général (PDG) du Groupe Sonelgaz, des directeurs généraux des banques publiques, des organisations patronales, d’agriculteurs et de professionnels, et d’un groupe d’opérateurs économiques. Cette réunion, selon la Chaîne 3 de la radio Algérienne, a pour objectif de «mettre en exergue les potentialités que recèle la région en matière de développement agricole, notamment les cultures stratégique au sud mises en place par l’Etat durant les quatre dernières années et en matière d’investissement agricole visant à renforcer la sécurité alimentaire et de la réduction de la facture d’importation». «Il s’agit également d’évaluer les dispositifs d’accompagnement mis en place depuis la création de l’Office de développement des cultures industrielles dans les zones sahariennes et de mettre en valeur les opportunités d’investissement existantes dans les 23 wilayas de la région sud du pays». Et d’ajouter : «la nouvelle vision des pouvoirs publics en ce qui concerne l’investissement agricole dans ces wilayas repose sur des principes fondamentaux, à savoir assurer la sécurité alimentaire par la production nationale qui demeure une priorité nationale et la réduction des importations des matières premières». «L’objectif actuel est de mettre en valeur plus d’un million d’hectares au Sud qui seront réservés aux gros investissements dans les cultures stratégiques, l’extension des cultures et l’élevage surtout que plusieurs investisseurs dont des étrangers ont déposé des dossiers d’élevage intensif dans le Sahara», a ajouté l’intervenant. Il a, par ailleurs, souligné que «le transfert de l’agriculture vers le Sud (sans pour autant renoncer au Nord) reposera sur des garanties dont la disponibilité de l’eau, de l’énergie et de la volonté des investisseurs». Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a relevé qu’«investir aujourd’hui dans le Sud n’est pas un rêve puisqu’il existe effectivement au Sud des zones productives dont la wilaya d’Adrar devenue leader dans la production des céréales, des légumes et des oléagineux».

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