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ZLECAF. 571 milliards de dollars d’ici 2035

Dans le cadre de sa première phase qui est entrée en vigueur en janvier 2021, la ZLECAf éliminera progressivement les droits de douane sur 90% des marchandises et réduira les obstacles au commerce des services des douanes. Les échanges commerciaux algériens avec les états africains restent faibles, avec une moyenne ne dépassant pas les 3% du total des échanges en 2020 (avec une valeur de 3,042 Mds USD). La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pourrait apporter des avantages économiques et sociaux importants pour le continent, en permettant notamment d’augmenter les revenus régionaux de 9% d’ici 2035, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale (BM). Selon ce rapport rendu public, il est mentionné qu' »une fois entièrement mis en œuvre pour harmoniser les règles d’investissement et de concurrence, l’accord commercial pourrait accroître les revenus régionaux de 9%, soit 571 milliards de dollars d’ici 2035″, rapporte la BM sur son site web, citant le rapport qu’elle a réalisé en partenariat avec le Secrétariat de la ZLECAf, publié en fin de la semaine écoulée. L’accord permettrait également de « créer 18 millions de nouveaux emplois, 2,5% des travailleurs du continent se dirigeant vers de nouvelles industries. Ce qui permettrait à terme de porter à 50 millions le nombre de personnes sortant de l’extrême pauvreté », souligne d’autre part le document. La mise en œuvre de l’accord commercial entraînerait aussi des avantages salariaux plus importants pour les femmes et les travailleurs qualifiés. Le rapport, intitulé « Making the Most of the African Continental Free Trade Area », élargit le travail effectué en 2020, lorsque la Banque mondiale avait pour la première fois évalué le potentiel économique de la ZLECAF. La future concrétisation de ces zones franches permettra à l’Algérie d’intensifier ses exportations hors-hydrocarbures, vers l’Afrique du Centre, l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest et ce, en concrétisation des objectifs escomptés de la création de la ZLECAF. La transsaharienne Alger-Lagos, ainsi que le port de Cherchell seront au secours pour permettre ces échanges et sont des moyens logistiques importants qui faciliteront le transport entre l’Algérie et les états africains et permettront d’augmenter la valeur des exportations hors-hydrocarbures vers l’Afrique. L’entrée en vigueur de la ZLECAF avec l’utilisation de tels moyens (Zones franches, route transsaharienne, port de Cherchell), permettra à l’Algérie d’augmenter les échanges commerciaux avec l’Afrique, à près de 52%, contre 16% actuellement.

À propos NADIRA FOUDAD

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