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Voyageurs propriétaires de fourgons interdits à l’embarquement. Qu’en est- il du transport des produits commandés?

Le transporteur national aurait semble-t-il informé ses voyageurs que l’embarquement des véhicules utilitaires tels que Fourgons Partner, G5, G9… est interdit sur ses bateaux. Une note affichée sur la Page Facebook de l’entreprise mentionne clairement que ce type de moyen de transport est interdit sur les croisières. Cette décision cependant n’a pas été sans susciter l’inquiétude et l’embarras chez les voyageurs entrés avec leur fourgon sur le territoire national avant la publication de ladite note, particulièrement les transporteurs de «Cabas» consistant en produits et autres articles commandés par les ménages en Algérie (Vêtements, cosmétiques, médicaments…), un créneau devenu florissant ces dernières années. Ces transporteurs munis de leurs fourgons seront-ils de ce fait autorisés à revenir en France? Au port d’Oran, on ne cesse de commenter la décision d’interdire les fourgons à l’embarquement en 2023. Beaucoup de voyageurs propriétaires de fourgons se disent dans l’expectative. Ils ont débarqué à Oran la veille du nouvel an et ils ne pourront pas par conséquent quitter le territoire avec leurs fourgons pour aller en France chercher les produits commandés par leurs clients. «Nous sommes dans le désarroi total, c’est notre gagne -pain qui est en danger on aurait pu nous aviser plutôt, nous n’aurions pas effectué de tels voyages avec le risque de voir nos véhicules utilitaires bloqués à la sortie soit à l’embarquement, qu’est-ce que nous allons faire au juste?» s’interrogent un groupe de voyageurs propriétaires de véhicules type fourgons. Chez d’autres propriétaires de ce type de moyen de transport qu’ils utilisent depuis de années pour transporter via la mer des produits et articles commandés et ramenés de France vers les ménages algériens, «on nourrit certains espoirs quant à une issue positive sur leur problème et le risque de se retrouver bloqué à l’embarquement suite à ladite mesure » comme le souligne un de ces propriétaires de fourgons. A un émigré résidant à Marseille utilisant le fourgon pour transporter par bateau les produits commandés par plusieurs familles résidant dans plusieurs wilayas en Algérie. «Qu’est-ce que nous allons devenir dans ce cas, que mangeront nos familles?» se lamentent-ils. Cette décision d’interdiction de fourgons à l’embarquement, si elle est réellement effective serait mal interprétée par certains propriétaires de fourgons concernés qui s’empressent d’emblée de s’alarmer se fiant aux réseaux sociaux sans connaissance aucune des vraies dispositions. Il est utile de rappeler que ces propriétaires de fourgons utilisés pour le transport via les croisières des marchandises emballées se comptent aujourd’hui par plusieurs centaines en Algérie si l’on se réfère à certaines estimations approximatives de certains voyageurs concernés par ce problème. «Nous adhérons totalement avec toutes les décisions de l’Etat qui ont pour seul but de protéger l’intérêt national et celui de l’économie sauf que nous interpellons les autorités nationales et le ministère des transports afin de nous accorder une petite faveur au regard de ce qui pourrait advenir de notre gagne-pain et de nos familles si une mesure ou une dérogation ne nous serait pas accordée pour assurer le transport des marchandises par fourgon via la mer» disent-ils enfin.

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