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Visite d’Erdogan et la coopération algéro-turque. Il faut dépoussiérer le climat des affaires en Algérie

Depuis l’annulation par la loi de Finances de la loi sur l’investissement et la règle 49-51 sur le transfert des dividendes, peut-on spéculer d’ores et déjà sur le retour de l’investissement en Algérie? La visite du président turc Tayeb Rajjiv Erdogan dont la première visite en Algérie date de 10 années puisque sa première visite était en 2013 est porteur d’espoir dans le domaine de l’investissement. Selon le vice-président de la confédération du Patronat Citoyenne que nous avons joint, hier, pour discuter des tenants et aboutissants de cette visite officielle et la relation bilatérale et la coopération entre nos deux pays, Moncef Bouderba nous dira à ce propos que la Turquie avec son BIP se place comme une puissance économique mondiale de par son marché et la diversification de son Économie. Selon le vice-président de la CAPC, il est urgent de dépoussiérer le climat des affaires en Algérie pour plus de garantie et surtout pour relancer la coopération entre nos deux pays. Cela suppose, selon ses propos, qu’il faut lever les entraves bureaucratiques et promulguer des lois souples devant les investisseurs étrangers pour les inciter à plus d’implication dans ce processus par un meilleur ancrage du marché algérien. Signalons à cet effet, que 90% des entreprises algériennes sont celles du secteur privé dit-il. Pour notre interlocuteur, il y va du transfert de technologies entre nos deux pays pour créer une dynamique efficace dans plusieurs secteurs dont le textile, le Btph, la santé et l’industrie pharmaceutique, Énergie Renouvelables entre autres. Selon le vice-président de la Confédération des Patronats, il existe actuellement 1559 entreprises turques implantées en Algérie avec un effectif de 30.000 emplois. L’Algérie et de par sa situation géographique avec la Turquie qu’est la Méditerranée peut tirer profit de ce business, poursuit notre interlocuteur par encourager les secteurs stratégiques puisqu’il s’agit d’une économie créatrice de richesses. Actuellement, rétorque Moncef Bouderba, l’Algérie importe l’équivalent de 04 milliards de dollars d’habillement de la Turquie. Il est impératif, puisque selon l’agenda du président Turque, d’aller à l’assaut du marché algérien du textile pour diversifier les produits sidérurgiques et par redynamiser l’usine de Relizane, de Tlemcen, de Jijel et de Béjaïa, surtout que plusieurs chantiers et filières ont été mis à l’arrêt. Le savoir-faire turc est primordial à la faveur de cette visite officielle du président Turc, Rajjiv Tayeb Erdogan en Algérie, qui intervient dans un contexte particulier émaillé par la guerre que mène Israël sur Ghaza. Le challenge est permis et l’Algérie ambitionne de rehausser ses échanges pour atteindre les 10 milliards USD puisqu’ils plafonnent actuellement les 05,3 milliards USD. Dans le secteur du tourisme, Moncef Bouderba compte sur le savoir-faire turc qui jouit d’une vraie industrie touristique pour le transfert de technologie, si au demeurant la Turquie exporte actuellement vers le monde 333 milliards USD, cela suppose que ce pays reste incontestablement un pays à une forte économie mondiale qui n’a rien à envier à l’UE ou autres. Notons que cette visite officielle du président Turc en Algérie qui en est la 3ème après celle de 2013, vise à promouvoir le marché turc en Algérie, à booster la relation bilatérale entre nos deux pays, à tisser des liens solides et pérennes avec des organisations patronales et institutions algériennes dans plusieurs secteurs, à promouvoir les entreprises auprès de partenaires étrangers porteurs d’opportunités et à favoriser l’intégration réussie de nos entreprises au marché mondial. Dans ce cadre et dans le but de renforcer la coopération économique algéro-turque, le président Tebboune a reçu une importante délégation conduite par le Président Turc Rajjiv Tayeb Erdogan, des ministres et des opérateurs économiques représentants plusieurs secteurs d’activité tels que l’agro-alimentaire, le BTPH, les matériaux de construction, l’emballage, les TIC, le textile, entres autres…

À propos NADIRA FOUDAD

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