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Violences sexuelles contre les enfants: le tabou

«Nous devons à nos enfants, les êtres les plus vulnérables de notre société, une vie exempte de violence et de peur» Nelson Mandela

Les violences que ça soit de nature sexuelle ou autre, dont les enfants sont victimes, ça se parle peu ou pas du tout, dans notre société. L’on veut, tout simplement, cacher la honteuse blessure, au lieu d’avoir la hardiesse de la traiter et, du coup, chercher les solutions qui s’y imposent dans ce genre de situation. Dans une société qui se veut conservatrice, donc, tout devrait se jouer sous le tapis, au lieu de confronter les tares qui vont l’assombrir. Ce n’est pas une société de saints irréprochables. Ce sont -avant tout- des êtres humains, comme le reste de l’humanité, faillibles ayant leurs faiblesses et bien sûr, leurs points forts. Lorsqu’on parle de ça, ce n’est pas forcement pour se réjouir et dénoncer, dans le but unique de jubiler des malheurs des autres. La violence commise à l’égard des enfants, qu’elle soit dans un but de jouissance sexuelle perverse ou autre, ça reste, du point de vue, juridique et moral, un crime qu’il faudrait d’abord dénoncer et condamner avec les plus fortes expressions. Ensuite, le soumettre à des châtiments, selon les lois et les règlements mis à la disposition des juridictions compétentes du pays. Cependant, l’occulter, ce n’est pas la meilleure des solutions. La modernité, faudrait-il, le reconnaître, avait apporté dans ses valises, des bonnes choses mais également, des mauvaises choses; pis encore des trucs abjectes, à l’extrême de l’ignobilité. Donc, nous sommes appelés à prodiguer un surplus d’attention, en sachant bien quoi avaler, avant de le faire, sinon l’on risque bêtement de s’empoisonner… Les gadgets électroniques, les réseaux sociaux, les sites internet non contrôlés, tout ça pourrait être source de bien, de culture et de savoir; comme ils pourraient être source de tous les vices et de mauvaises choses. Seul un front social uni, de nature citoyenne, rassemblant parents, services de sécurité, médias, lieux de culte, l’école…entre autres, pourrait mettre sur pied un dispositif de vigilance accrue et persévérante, visant à protéger les enfants sans défense de ces bêtes sans âme. Entre-temps, il serait judicieux de mettre en œuvre une stratégie bien déterminée, visant la protection des enfants à titre préventif, ensuite penser à la façon la plus raisonnable pour traiter les crimes déjà commis, sans tintamarre, mais également sans tabou… La religion, la sociologie, la psychologie sont là, justement, afin de comprendre raisonnablement ce qui se passe.

À propos Abdelkader Benabdellah

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