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Vie urbaine. Quand certains élus encouragent la bidonvilisation

Bidonville est une zone urbaine très densément peuplée, caractérisée par un habitat inférieur aux normes et misérable. Par la suite, cette définition a été reprise en insistant sur les conditions de logement sordide, de surpeuplement, de maladie, de pauvreté et de vice. Ce phénomène de la bidonvilisation est dû à la décennie noire qu’a connue le pays dans les années 90, les aléas climatiques ont précarisé la vie des populations en milieu rural, ce qui conduit à la recherche d’emploi en ville. Les citoyens Oranais étaient satisfaits de voir les responsables locaux prendre des décisions radicales pour nettoyer la ville du commerce sauvage et illicite et de ses tentacules qui ont fini par conférer une image hideuse de la seconde wilaya du pays. En effet, en restituant l’espace public, squatté depuis des années, ces derniers étaient ravis en espérant que de telles initiatives allaient être prises à l’encontre des constructions illicites qui poussent comme des champignons à travers toute la wilaya. Hélas, rien n’a été fait pour éradiquer ces taudis qui avilissent l’image de marque d’el bahia. Mis à part quelques opérations minimes de démolition, encouragées par le silence des décideurs sur ce sujet délicat, les constructeurs illégaux redoublent d’ardeur pour ériger de véritables villes à proximité des villes. A Oran, la bidonvilisation s’étend crescendo et insidieusement dans le grand bourg appelé communément Bouamama à l’ouest d’Oran, et ce, avec tous les impacts négatifs qui en découlent sur l’environnement, surtout le domaine forestier. Chaque jour, des dizaines de masures hideuses sont érigées dans une anarchie urbaine. De belles villas jouxtant de minables taudis construits à base de taules et de matériaux hétéroclites.
Dépourvus de source vitale pour une vie décente, comme l’eau potable, l’électricité et le gaz mais comme par enchantement et miracle, ces constructions sont mieux loties par ces énergies que les vrais quartiers résidentiels. Ce phénomène touche toutes les communes de la wilaya d’Oran, mais l’ampleur de ce fléau est aussi le silence complice de certaines APC. Pis encore ,ils vont même jusqu’à conforter les squatters de terrain en leur promettant de les régulariser ou de leur donner un logement une fois réélus.

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