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Vie dans la cité. La commune a abandonné ses principales missions

Depuis plusieurs mandats déjà, l’APC de Mostaganem s’est défaite quasi entièrement de ses services surtout celles relatives à l’entretien des espaces, à la réfection et la maintenance du mobilier urbain, à la reprise des nids de poule, à l’entretien des trottoirs, au remplacement des plaques de signalisation, au contrôle de l’hygiène, à l’abattage des chiens errants, à la désinsectisation, la dératisation etc…La commune de Mostaganem semble pourtant assez structurée en tant que chef-lieu d’une wilaya de standing national non négligeable. En dehors des services de l’état civil, les citoyens se rendent compte de l’absence des services communaux à plusieurs échelles. Beaucoup de services sont devenus obsolètes même s’ils figurent sur l’organigramme. Ces services n’accomplissent aucune mission au profit de l’amélioration du cadre de vie des citoyens. l’APC a abandonné la voirie car, depuis belle lurette, les services communaux n’interviennent plus pour l’entretien de la chaussée malgré que la régie communale encaisse les frais d’autorisation de voirie. Les trottoirs subissent le même sort et personne n’intervient pour leur réfection. Le ravalement des murs, des arcades et des façades communes sacrifiés au nom de l’indifférence. Aucun chantier n’est visible sur l’ensemble du tissu urbain, et ce, depuis très longtemps malgré que les services techniques disposent d’un matériel et de moyens humains non négligeables. Les camions balayeurs garés au parc ne sortent plus même si la propreté de la chaussée urbaine l’exige et au quotidien, un investissement inutile. L’anarchie de la publicité pollue singulièrement la cité. Abandon total des interventions dans les quartiers. L’entretien de la soixantaine d’écoles primaires est une fiche à revoir. Un état de fait assez embarrassant pour tous les chefs d’établissements car voir venir une intervention pour telle ou telle réparation c’est l’art et la bannière. Il y a quelques années la commune disposait d’un service d’entretien des établissements qui a été  »intelligemment » effacé de l’organigramme. Aucun service pour la maintenance des feux tricolores, aucun service pour l’entretien des abribus, aucun service pour l’entretien et le remplacement des plaques de signalisation. A Mostaganem, la grande partie des plaques détériorées n’est jamais remplacée. Beaucoup d’entre elles datent de l’époque coloniale. L’automobiliste devra imaginer le code de la route à Mostaganem. A Mostaganem, la création de l’EPIC ‘’Mosta Propre’’ a faussé les calculs et a fait diversion sur les réelles missions de la commune…et c’est regrettable de voir une APC sombrer dans un sommeil profond. Tout compte fait, ceux qui arriveront prochainement à la tête de l’APC auront du pain sur la planche.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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