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Vie dans la cité Hausse des actes de vandalisme

La délinquance de masse est de plus en plus liée aux cambriolages et aux destructions et dégradations volontaires de biens publics. Le sentiment d’insécurité est aussi lié à la multiplication des petits actes d’incivisme, le développement des délinquances quotidiennes tels les cambriolages d’appartements, les vols à l’étalage des magasins, la dégradation de biens publics, des abribus, des plaques signalétiques, des bancs publics, des feux tricolores…. La dégradation des biens publics et privés dans la ville d’Oran suscite des interrogations, eu égard à la finalité que d’aucuns trouvent insensée ; ces actes que l’on qualifie de vandalisme, reflètent la malveillance de ses auteurs qui ne trouvent pas meilleur moyen de se distraire que de transférer leur désarroi et peut-être leur déception sur des biens qui ne leur appartiennent pas. Ces actes inciviques touchent aussi les vitres des établissements scolaires, les publiphones d’un opérateur privé et l’éclairage public. Ce phénomène n’est pas propre à la ville d’Oran mais touche toutes les communes de la wilaya d’Algérie. Les déchets de toutes sortes jonchent les quartiers, cités, même  les lieux sacrés telles les mosquées et les écoles. On y trouve des canettes de boissons alcoolisées, des sachets en plastique et autres détritus en guise de verdure. Ce spectacle sinistre est visible dans les quatre coins de la wilaya, en dépit de tous les efforts de certaines collectivités locales. Qui d’entre nous n’a pas remarqué que cette forme d’atteinte à l’intégrité du patrimoine des villes n’ait rien épargné. Cela va de la destruction des abribus, des feux tricolores, des arbustes et des plantes ornementales, des distributeurs automatiques de billets (DAB), des bancs publics et bien d’autres mobiliers de la ville. Dans les nouvelles cités Belgaid, Tlélat, El Yasmine, En Nour, lorsque les normes urbanistiques incluent des espaces récréatifs, ils sont squattés à d’autres fins ou anéantis par l’incivisme qui va jusqu’à faire paître des animaux. Beaucoup de gens ne savent pas comment se comporter dans les espaces publics. Ils se croient comme dans un espace privé qui leur appartient. Ils privatisent les espaces publics. Ceci est un manque de civisme. Ce constat renseigne, on ne peut clairement, sur le degré de la déliquescence qui touche notre société en perte de repère.

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