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Viandes rouges et blanches: des filières «contaminées»

A l’instar des autres secteurs «juteux» de l’économie nationale, le créneau des viandes -rouges et blanches- doit impérativement, se doter d’un gang qui fait marcher cette activité, selon ses propres intérêts et non selon ceux du citoyen consommateur. Cela fait partie de ce que l’on cesse d’appeler à satiété le secteur louche et contaminée de l’économie informelle. Je ne vais rien ajouter à l’entière connaissance du lecteur, en rappelant que, justement, c’est cette économie parallèle qui est en train de faire saigner l’économie nationale, en hypothéquant, très fortement, les intérêts du citoyen. Ce pauvre citoyen, laissé pour compte, qui était devenu le maillon faible de «la chaîne alimentaire». Les activités parallèles de l’économie seraient comme une maladie qui se manifeste, dès que le corps aurait perdu un peu de son immunité. Les gangs agissant sur différents secteurs seraient la manifestation indirecte que le corps de l’Etat algérien serait en train de souffrir quelque part dans son immunité. Les initiatives très positives des services de l’Etat ont été remarquées récemment, à l’égard des pénuristes et des spéculateurs. Ceux ayant foutu la pagaille sur le marché national des produits alimentaires. Ces mesures font partie d’une option -quitte ou double- prise, justement, afin de montrer que l’Etat est en train de reconquérir le terrain, conquis, du reste, par des réseaux de l’informel, au cours de trois décennies, avec une cynique complicité de l’administration. Tout le peuple avait loué ces bonnes initiatives étatiques, visant à frapper fort contre ceux qui s’enrichissent aux dépens du pain quotidien du citoyen. Mais, laissons-nous répéter l’ancienne citation: «Pourvu que ça dure». Les pouvoirs publics sont en train de reconquérir le terrain afin que nul ne puisse prétendre se placer au-dessus de l’Etat et par-là même redorer le blason de la confiance du peuple en ses administrateurs, voire en ses Institutions. L’on savait déjà depuis longtemps que le foutoir, existant sur le marché des denrées alimentaires, serait la conséquence logique d’une impuissance ayant frappé l’Etat vis-à-vis des barons du marché parallèle. Ces derniers se seraient servis «illégalement» des institutions de l’Etat, pour se doter de cette puissance redoutable. La corruption et le trafic d’influence seraient devenus monnaie courante dans les relations entre l’administration, les services de sécurité et la justice d’une part et les barons de l’informel d’autre part. Tout le monde aurait, paraît-il, trouvé son compte dans ce foutoir. Les viandes rouges, blanches, les œufs ou les poissons sont également régis par les mêmes «lois du plus fort».

À propos Abdelkader Benabdellah

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