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Vêtements de l’Aïd. La galère des parents!

De nombreuses familles oranaises doivent consentir des sacrifices financiers pour maintenir les coutumes et faire plaisir à leurs enfants. Bien qu’il soit une saignée pour plusieurs pères de famille, l’achat de vêtements pour célébrer la fête de l’Aïd demeure l’une des traditions festives du mois sacré de Ramadhan, l’achat des vêtements ayant commencé tôt cette année, après le rush sur les produits alimentaires au début de ce carême. C’est au tour des boutiques et magasins spécialisés en habillement pour enfants et jeunes de connaître le même engouement entre magasins de luxe et d’autres boutiques où sont étalés des vêtements chinois, turcs, sans compter les friperies d’El Hamri ou M’dina Jdida. N’empêche que les rues et ruelles commerçantes de la ville d’Oran et de certains quartiers comme Choupot et Akid, grouillent de monde. A l’approche du jour de l’Aïd El Fitr, le commerce, ces jours-ci, devient prospère et florissant pour bon nombre de magasins. Pas toujours évident de trouver son bonheur à des prix raisonnables. Il se trouve que ces dernières années, certains parents préfèrent acheter les vêtements de l’Aïd avant même le mois de Ramadhan, espérant trouver des articles moins chers.
Mais chaque année, les pères de famille se plaignent de la cherté des vêtements pour enfants et le seul argument des commerçants reste convaincant: ce sont des vêtements importés donc chers. Le pouvoir d’achat devient l’incapacité pour beaucoup de familles, obligés de recourir aux achats à crédit et à des prêts pour avoir l’argent qui leur permettrait de faire face aux multiples emplettes qui ne peuvent être portées sur une ardoise. Pour ces derniers, il s’agira de trouver le produit le moins cher. C’est là qu’intervient le marché parallèle qui conserve parfaitement sa place sur le marché, grâce à la dégradation du pouvoir d’achat; ce dernier vient à la rescousse des familles terrassées par la mercuriale des prix. En effet, la baisse du pouvoir d’achat a beaucoup contribué à l’évolution du commerce souterrain, comme la rareté encourage la spéculation. Pour Mr Hamid Berrouane, ce coût très élevé par rapport au revenu familial moyen, il l’a attribué à l’augmentation des prix des vêtements aux marques de ces habits qui opèrent, selon une politique d’exploitation, sous le label d’origine, car la plupart des produits de mauvaise qualité sont fournis à des prix bon marché et vendus à des prix gonflés ; ce dernier a souligné qu’il est temps de plafonner «les marges bénéficiaires».

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