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Valoriser notre gaz !

Lors de la séance d’ouverture du 7ème Forum des experts, jeudi matin à huis clos, Noureddine Legheliel, analyste à la bourse de Stockholm, a noté une hausse des prix du gaz de 18% aux États-Unis et de 15% en Europe, attribuant ces fluctuations au Sommet d’Alger. Les prix ont rebondi lundi après une baisse vendredi, atteignant 1,56 dollar par million d’unités thermiques britanniques aux États-Unis et 22,61 euros par mégawattheure en Europe. Legheliel prévoit une poursuite de la hausse, atteignant 2 dollars aux États-Unis et plus de 30 euros en Europe, une tendance saluée par les opérateurs du marché gazier. L’expert économique Larbi Ghouini a affirmé que le sommet d’Alger pourrait stabiliser le marché mondial de l’énergie en favorisant un consensus entre les pays producteurs. Il a souligné une augmentation notable de la demande mondiale de gaz, renforçant ainsi l’importance du sommet. Ghouini a ajouté que les experts et les décideurs étudieront la réalité du marché afin de développer une vision future garantissant les intérêts des pays producteurs. Le Forum des pays Exportateurs de Gaz (FPEG) doit inverser la baisse des prix du gaz. Mais le vrai défi est la position du gaz dans l’énergie mondiale, avec les Nations Unies et le GIEC déconnectés de la réalité. La nomination d’un président de la COP 28 issu de l’industrie pétrolière souligne les difficultés à atteindre la neutralité carbone. L’Europe cherche à verdir le gaz malgré ses impacts environnementaux. La création du FPEG rappelle l’OPEP, avec des prix injustes pour les producteurs. Une coopération est nécessaire pour établir des prix justes et promouvoir un développement durable et une sécurité énergétique mondiale. Les prix européens du gaz ont plongé, en raison de la douceur hivernale, ainsi que des tensions géopolitiques et des problèmes de transport qui en découlent. Une hausse des prix de +2,5% est néanmoins attendue l’an prochain. Ce forum fait craindre l’Occident qui tire profit de la baisse des prix du gaz. «Oui, si l’on craint le gaz cher, on peut craindre la nouvelle OPEP du gaz. Quarante-huit ans après la création de l’OPEP, douze pays exportateurs de gaz se sont réunis à Moscou le 23 décembre 2008 pour décider de la création d’une organisation similaire marquant : le Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG), une organisation officielle ayant son siège au Qatar. Un tournant décisif dans les relations géostratégiques telles que dessinées jusque-là», écrit «L’usine Nouvelle». «L’objectif premier du FPEG est de vouloir désindexer le plus rapidement possible le prix du gaz de celui du pétrole et de trouver un consensus afin de stabiliser le marché sur la base d’un prix «juste», acceptable pour les producteurs et pour les consommateurs. Premier défenseur de la levée de l’indexation: la Russie qui estime que «les frais de prospection, de production et de transport de gaz augmentent» alors que les prix restent inchangés… Fournisseurs et clients remettent aujourd’hui en question la nature des contrats de livraison à long terme. La durée devrait, selon eux, être nettement réduite (au maximum deux à quatre ans), et la partie Top devrait correspondre aux besoins effectifs de l’acheteur, et non plus à une quantité de référence fixée à l’avance. «Ils souhaitent par ailleurs voir disparaître les clauses de reconduction tacites des contrats», lit-on.

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