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Valorisation des eaux usées, le défi

Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a souligné dimanche à Annaba, que la récupération et la valorisation des eaux usées pour répondre aux besoins des secteurs économiques sont des objectifs stratégiques cruciaux. Après avoir été informé de la situation de son secteur dans cette wilaya, le ministre a estimé que surmonter le défi du déficit hydrique nécessite non seulement la réhabilitation et le développement des systèmes de mobilisation des ressources en eau et l’amélioration des services de distribution d’eau potable, mais aussi la récupération et la valorisation des eaux usées pour répondre aux besoins économiques et agricoles. Lors de l’inspection du projet de réhabilitation et d’extension de la station d’épuration des eaux usées d’El Allélick à El Bouni, le ministre a souligné que ces travaux sont une priorité du secteur. Ils visent à récupérer près de 85 000 m3 d’eau usée par jour. Ces eaux épurées seront utilisées pour répondre aux besoins du complexe Sider El Hadjar, avec un volume de 24 000 m3/jour, ainsi que du périmètre d’irrigation Bounamoussa, couvrant 1 300 hectares. La récupération et la valorisation des eaux usées est un objectif «et aussi un défi fixé par l’Etat. En fin décembre, le ministre intervenait à l’ouverture d’une Journée d’études consacrée à la valorisation des eaux usées épurées dans plusieurs domaines, tels l’agriculture, l’industrie et l’usage urbain, organisée au siège du ministère sous le slogan « Valorisation des eaux usées épurées dans l’agriculture et l’industrie: expériences et perspectives », en présence de cadres du secteur, de directeurs de wilaya des ressources en eau, ainsi que de responsables d’institutions et entreprises sous tutelle en les instruisant d’augmenter la capacité d’épuration des eaux usées, avec pour objectif d’exploiter 60% des quantités récupérées, afin de faire face au stress hydrique dû aux effets des changements climatiques. Le ministre avait souligné la mise en œuvre d’un vaste programme d’investissement pour atteindre cet objectif, incluant la remise en service des stations inactives, l’augmentation des capacités de production des stations d’épuration, l’enregistrement des opérations de réhabilitation et de nouvelles installations, ainsi que la construction de nouvelles stations. Il a également mis en avant le rôle des directeurs régionaux des ressources en eau et des cadres des organismes nationaux de l’assainissement et de l’irrigation, les exhortant à veiller à la mise en œuvre de ces mesures sur le terrain, soulignant leur importance cruciale pour l’économie nationale et la sécurité alimentaire, compte tenu des conditions climatiques mondiales et des nouveaux objectifs de développement. Concernant la stratégie du secteur pour l’exploitation des eaux usées épurées, Derbal a révélé que les investissements «gigantesques» lancés par l’Etat dans le domaine de l’assainissement avaient permis de réaliser 213 systèmes d’épuration, d’une capacité de traitement théorique équivalente à 1 milliard de mètres cubes par an, et une capacité de traitement actuelle de 442 millions de mètres cubes par an, soit un taux de 44%.

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