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Université de Mostaganem «L’Institut Cervantes n’apporte que dalle à l’Université»

Vingt années après son ouverture à la faculté des lettres de Mostaganem, l’institut Cervantès noie le poisson dans l’eau se faisant l’image d’apporter du positif à l’enseignement des langues, notamment l’espagnol à l’université de Mostaganem. Un institut dont la mission principale n’est autre que de diffuser et promouvoir la culture et la langue espagnoles. Cette structure  »Instituto Cervantes » est présente à l’échelle planétaire pour les missions indiquées. Une mission claire qui est celle de faire valoir la culture ibérique dans tous les pays où la langue espagnole n’est pas la langue maternelle. Dans toutes les villes d’Algérie où le  »Cervantès  » est présent, il est hébergé en dehors des structures étatiques, ce qui veut dire qu’il loue des villas et les utilise comme établissements de l’enseignement de la langue espagnole sauf à Mostaganem. A l’Université Abdelhamid Ibn Badis,  »Cervantès » niche gratuitement grâce à une convention pas  »catholique » ratifiée, à une époque où le flou régnait. Cervantes occupe aisément des locaux à l’ex ITA aux dépens du manque de salles pour les étudiants des trois départements soit du français, de l’anglais ou de l’espagnol.
Cervantes occupe le 1/4 de la faculté de lettres sans rien payer, ni électricité, ni eau, ni chauffage, ni climatisation, ni femme de ménage, on entretient même ses locaux via le budget de l’UMAB. A Mostaganem, le Cervantes ne dépense rien, tout est gracieusement servi à cet établissement qui dispense des cours fortement payants. Faut-il préciser que cette institution est là aussi à des buts lucratifs. Pendant plusieurs années des nouveaux inscrits au département de langue espagnole de l’UMAB venaient des wilayas de l’Est du pays mais qui n’avaient jamais étudié la langue espagnole au secondaire. C’est ainsi que Cervantes intervenait pour leur dispenser des cours chèrement payants afin qu’ils puissent affronter la licence d’espagnol. Ces jeunes étudiants du département d’espagnol de 1ère année, se voient dans l’obligation de payer des tarifs sous différentes formules. A titre d’exemple, la formule semaine en présentiel, tarif initial par niveau pour 60h est de 22.000 da alors que l’autre formule week-end en présentiel le tarif initial par niveau est fixé à 24000, 00 da pour 60 heures. Aujourd’hui, beaucoup se posent des questions sur l’opportunité pour laquelle cette structure niche gratis dans les locaux propriété de l’UMAB. Certains universitaires se demandent quelle est cette convention qui lui octroie tant de privilèges sans rien en retour ? Rien ne semble être logique dans un  »pacte » à nuances brouillardeuses. A Oran, le  »Cervantes » avait aussi occupé, quelque temps, un espace au CRASC Boulevard Med Khemisti mais il a été éjecté par une décision courageuse, car à Oran on sait prendre des décisions alors qu’à Mostaganem on regarde ailleurs. Cet encombrant héritage n’a jamais servi à promouvoir l’enseignement de cette langue au département d’espagnol, bien au contraire, il a profité des largesses de certains ex responsables. Si l’on devait faire le bilan d’un tel arrangement considéré à sens unique sous le masque de coopération, on se rendra bien compte de la supercherie. Les espagnols doivent revoir leur fiche avec les algériens et les algériens doivent ouvrir grands les yeux.

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