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Une position africaine commune pour la réforme du Conseil de sécurité. Corriger une injustice historique

L’Afrique dit son dernier mot. La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies pour réparer le dommage causé au continent africain est aujourd’hui une extrême urgence. Les Etats membres de l’Union africaine dont l’Algérie, soutiennent une position commune du continent pour faire face aux hégémonies de Etats colonisateurs à l’impuissance des résolutions de l’ONU et de textes et verdicts prononcés par les institutions de justice internationales lorsqu’il s’agit particulièrement de transgressions et des violations graves aux chartes et lois condamnant les génocides et le traitement des droits humains par Israël. Concernant cette réforme, l’Algérie sera toujours la voix de l’Afrique. C’est dans ce contexte truffé de menaces géopolitiques en tous genres mais d’enjeux stratégiques aussi, que l’appel du continent africain pour la réforme du Conseil de sécurité est devenu pressant. L’Algérie forte de son expérience et aisée en cela par sa qualité de membre permanent au Conseil de sécurité œuvre, depuis le début de son mandat, à briser les tabous et faire en sorte d’asseoir une équité des droits et la transparence dans le traitement des conflits et les guerres dans le monde à travers le respect des textes amendés et votés à l’ONU. La réforme du Conseil de sécurité de l’Onu était depuis des années un véritable serpent de mer jamais effectuée sur le terrain. Depuis 2023, les efforts des Etats membres de l’Union africaine forts du soutien algérien sont devenus imposants et efficaces. En effet, une position africaine unifiée est en train de faire son chemin pour aboutir à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour la première fois, les pays africains se sont élevés en un bloc soudé et fort pour réclamer haut et fort cette réforme pour corriger une injustice historique. Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger Lounès Magramane a affirmé, dimanche, qu’une position africaine commune était un atout important reflétant la volonté commune des 55 Etats membres de l’Union africaine (UA), et visant notamment à corriger l’injustice historique à l’égard du continent. Dans une allocution à l’ouverture de la Réunion préparatoire des experts de la 11ème Réunion ministérielle du Comité des dix chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (C10) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, M. Magramane a souligné que « le large soutien dont bénéficie la position africaine commune au sein des Etats membres de l’ONU et des différents groupes d’intérêts est une sérieuse reconnaissance de la légitimité et de l’importance de la revendication de l’Afrique telle que formulée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte ». Venir à bout des intérêts économiquement ou politiquement stratégiques aux coalitions inter Etats au détriment des cause justes est le leitmotiv des pays africains pour franchir les lignes néo colonialistes et les idées préconçues basée sur la discrimination et les héritages des pensées coloniales. Le monde qu’on vit aujourd’hui n’est plus assurément celui qu’on vivait dans les années 80, 90 ou 2000. Le représentant algérien a relevé que cette réunion préparatoire des experts, « se tient en une conjoncture délicate marquée par de sérieuses menaces, la dernière en date étant la violation continue des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU par l’occupant israélien, son mépris du droit international et des décisions de la Cour internationale de justice, malgré la dénonciation et les multiples appels internationaux à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin à l’agression barbare à Ghaza ». « La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies est désormais une nécessité absolue », a soutenu M.Magramane, estimant que « la relance des négociations gouvernementales internationales dans ce cadre revêt une importance capitale ». Dans ce contexte, M. Magramane a rappelé que le président de la République avait affirmé, à maintes occasions, notamment dans son discours lors des travaux de la 78e session ordinaire de l’Assemblée générale (AG) de l’ONU, tenue en septembre dernier à New York, que « la relance des négociations internationales concernant la réforme du Conseil de sécurité selon une approche globale et intégrée doit être une priorité pour la communauté internationale, afin d’aboutir à un consensus sur une véritable réforme garantissant une représentation plus transparente, ce qui confirme l’engagement de l’Algérie en faveur de la position africaine commune pour mettre un terme à l’injustice historique à l’égard du continent africain ». Il a appelé tous les participants, « à saisir l’opportunité de cette réunion pour insuffler une forte dynamique aux démarches collectives et apporter tout l’appui à la position commune pour gagner le pari et répondre aux attentes des peuples africains ». De son côté, la directrice générale et ambassadrice itinérante du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Sierra Leone, Mme Victoria Sulimani, a transmis les salutations du président de son pays, M. Julius Maada Bio, au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, au Gouvernement algérien et au C10. Mme Sulimani a affirmé que « la 11e Réunion ministérielle continuera de plaider en faveur de la juste cause du C10, pour une représentation permanente au Conseil de sécurité de l’ONU », appelant, à cette occasion, tous les représentants des pays participants à « examiner minutieusement le contenu du programme ministériel, afin que les recommandations adoptées puissent permettre de cristalliser le soutien à la position africaine unifiée, en mettant l’accent sur les revendications et les droits africains communs pour corriger et lever les injustices dont est victime le continent africain ». Dans ce contexte, elle a souligné que « l’Afrique plaide d’une seule voix pour la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU ». La réunion préparatoire des experts se poursuivra dans l’après-midi, avec des séances à huis clos qui prévoient un état des lieux sur les négociations gouvernementales internationales, outre la présentation et le débat du document final, son examen et son adoption.

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