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Une mise sur les cultures stratégiques

L’Algérie vient de réaliser des grandes performances en matière d’agriculture, notamment dans les zones sahariennes. Notre grand Sud et grâce à une politique perspicace, à des volontés et à des bras dévoués à la cause de la patrie, notre grand sud, de nature aride et inhospitalier, est en train de se transformer en un paradis terrestre. Le but ultime visé, en perspective, c’est de mettre un terme définitif à la question de l’importation des produits de la bouffe et d’assurer la sécurité alimentaire du peuple. Tous les facteurs pouvant concrétiser ce défi étaient réunis, une terre fertile ou fertilisé, les capitaux nécessaires, une main-d’œuvre, techniquement et professionnellement de qualité, des eaux pour l’irrigation en abondance. Au fait, il ne manquait que la volonté politique et une bonne gouvernance pouvant catalyser ces données essentielles. Il y aurait une décennie de cela, l’on ne se cassait pas la tête, à cet effet. Il suffirait de signer un chèque de 600 ou 700 millions d’euros et quelques mois après, des bateaux céréaliers, pleins à craquer, en provenance de France, du Canada ou de l’Ukraine venaient effectuer des déchargements dans nos principaux ports. C’était l’ère des solutions faciles et la garantie de la paix sociale. Quand des politicards sont plus préoccupés à veiller à leurs intérêts personnels et ceux de leurs réseaux ramifiés, c’est toujours la solution facile qui prime, particulièrement, quand les caisses de l’Etat regorgent de pognons à satiété. Cela se passait dans un pays à superficie continentale, habité par plus de 40 millions d’habitants dont les trois quart sont des jeunes. Un pays jouissant d’une réputation d’être parmi les plus riches de la planète, à cause de ses richesses énergétiques et minières inestimables. Les projets, visant à mettre en valeur les atouts agricoles du grand Sud, sont désormais pris en charge par des compagnies géantes comme la Sonatrach qui avait investi un gros paquet dans ce domaine. Nous souhaitons ainsi que d’autres compagnies puissantes du pays tentent des expériences similaires, en investissant dans l’agriculture saharienne et en se basant sur les cultures stratégiques. Pourquoi ne pas penser à l’exportation, au moment où les prix des céréales sur les marchés mondiaux frôlent les cimes. Les pouvoirs publics devraient faire en sorte à choisir une bonne gouvernance concernant les marchés de légumes et fruits, de viandes et de poissons. L’Etat devrait imposer sa volonté, dans l’intention d’intervenir à la faveur du citoyen qui souffre des conséquences graves d’un désordre et d’une mainmise des barons dont l’influence sur le marché, défiant l’autorité de l’Etat, pourrait même le menacer.

À propos Abdelkader Benabdellah

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