Accueil » CHRONIQUE » Une histoire d’archives «troublantes»!

Une histoire d’archives «troublantes»!

Une autre partie des archives sur la guerre d’Algérie sera ouverte et à la disposition des chercheurs. La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a annoncé, vendredi, la prochaine ouverture des archives sur «les enquêtes judiciaires» de la guerre d’Algérie, alors que la relation franco-algérienne est en crise depuis des mois. «J’ouvre avec 15 ans d’avance les archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police qui ont rapport avec la guerre d’Algérie», a-t-elle annoncé sur BFMTV. Elles étaient censées rester classifiées jusqu’en 2037. La décision annoncée par la ministre de la Culture doit être mise en œuvre par le biais d’un arrêté, et ces archives pourraient donc être ouvertes dès l’an prochain. Une déclaration qui intervient deux jours après la visite à Alger du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Un autre pas qui va élucider pas mal d’affaires surtout ceux des disparitions et des actes de torture durant cette période. Interrogée sur les conséquences de cette décision, notamment sur la confirmation à venir d’actes de torture commis par l’armée française en Algérie, «c’est l’intérêt du pays que de le reconnaître», a ajouté Roselyne Bachelot. «La majorité des archives de la guerre d’Algérie ont un délai de communicabilité de cinquante ans, détaille Françoise Banat-Berger, cheffe du service interministériel des archives de France. La majorité est donc ouverte, mais une petite partie est protégée par un délai de soixante-quinze ans. Pour celles-ci, concernant la guerre d’Algérie, ce sont des dossiers liés aux nationalistes algériens, aux partisans de l’Algérie française, à l’Organisation de l’armée secrète «OAS». Ils concernent des faits commis en Algérie et en métropole.» Cette dérogation générale concernera des affaires ayant fait l’objet d’une enquête de police, et portées devant des juridictions. «C’est la falsification qui amène toutes les errances, tous les troubles et toutes les haines. A partir du moment où les faits sont sur la table où ils sont reconnus, où ils sont analysés, c’est à partir de ce moment-là qu’on peut construire une autre histoire, une réconciliation», a-t-elle poursuivi. «On a des choses à reconstruire avec l’Algérie, elles ne pourront se reconstruire que sur la vérité», a-t-elle estimé. Une décision qui va dans le sens de la réhabilitation de la mémoire entre les deux peuples. Ce qui est certain, l’ouverture de cette partie des archives fera la lumière sur beaucoup d’atrocités commises par le pouvoir colonial.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

A l’aube d’une troisième guerre mondiale!

Le samedi 13 avril, l’Iran ...

Le pétrole au centre du conflit Iran-Israël

Les prix du pétrole ont ...

Prix compétitif du blé en 2024

Selon Maxime Raturat, analyste chez ...

La France face à ses Harkis…

La Cour européenne des droits ...

Climatisation au gaz naturel, une solution !

Le Commissariat aux Énergies Renouvelables ...