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Une grande révolution: Par le peuple et pour le peuple

«Jetez la Révolution dans la rue et elle sera portée à bras le corps par tout le peuple».
Phrase prémonitoire du martyr symbole: Larbi Ben M’hidi.

Sans le soutien inconditionnel du peuple, la révolution algérienne n’aurait jamais pu connaître cette issue honorable et cette grande et retentissante victoire pour laquelle la planète toute entière avait vibré… Voilà ce qui a donné à la révolution cette grandiose image et au peuple algérien, cette réputation de peuple révolutionnaire… Quelques années avant l’indépendance de l’Algérie, aucun n’aurait été convaincu de l’aboutissement victorieux de cette entreprise, prise pour une démarche forcenée de quelques jeunes immatures et aventuriers… Personne n’aurait cru à la défaite d’une puissance mondiale aussi prestigieuse que la France et son allié redoutable l’OTAN ayant, autrefois, réussi à assujettir la moitié du globe terrestre…dès les premiers jours du déclenchement de la lutte armée, les chefs de guerres et politicards français, toujours inspirés par cette fausse grandeur, avaient pensé à une petite manœuvre populaire émotive, comparable à celle de mai 45..Donc, elle sera matée dans le sang et quelques jours après, les choses vont rentrer dans l’ordre, comme si c’est de rien n’était…la force coloniale, depuis les premiers jours du débarquement, était habitué à ce pli …chaque fois qu’une insurrection est soulevée quelque part dans une région des territoires de la colonie, elle était vite matée, comme toujours dans le sang…Une année qui passe, deux années, trois ……et la révolution prend de plus en plus de l’ampleur et son feu se propage…les généraux de la colonie étaient prêts, en effet, à commettre un génocide et ne pas perdre l’Algérie…le joyaux des colonies françaises, mais, nous ne sommes plus au XIX eme siècle. Nous entamons la deuxième moitié du XXème siècle…Il y a une Organisation des Nations Unies, il y a également, un monde avec deux camps idéologiquement en lutte, l’information était plus développée, le mouvement généralisé des peuples soumis pour la liberté était à son paroxysme. Nous ne sommes plus dans les cas tragiques où une tribu entière était décimée, parfois avec son bétail, sans que quelqu’un puisse en être informé… dès son déclenchement, la révolution algérienne avait pris comme devise: qu’elle était «par le peuple et pour le peuple». Ses grands chefs étaient tous issus de la grande masse du peuple… Ce peuple dont «ses sujets» vivaient comme des ressortissants étrangers dans le pays de leurs ancêtres, privés de leur langue, de leur culture et surtout de leur Histoire.

À propos Abdelkader Benabdellah

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