Accueil » CHRONIQUE » Un sérieux relâchement «covidique»

Un sérieux relâchement «covidique»

Dire et redire que le relâchement au sujet de la lutte «anticovidique» est le comportement prépondérant dans la vie de tous les jours, n’est plus le mot qui devrait dépeindre une situation, pour le moins que l’on puisse dire, qu’elle est suicidaire. Les gens ou la pluparts d’entre eux, préfèrent ignorer le mal au lieu de lui faire face. Ils réagissent aux chiffres des nouveaux cas positifs et le nombre des décès annoncés quotidiennement, par les autorités sanitaires, comme si c’était un jeu de devinette. Toutes ces compagnes visant à faire prendre conscience de l’évidence du danger du Covid 19, qui est là entrain, de proférer ses menaces de mort, n’ont pas abouti à des résultats concrétisés par les comportements insouciants des citoyens. Chaines TV, réseaux sociaux, Radios, presse écrite n’ont cessé d’essayer de les convaincre qu’il ne s’agirait pas d’une hypothétique légende. Et qu’il ne s’agirait pas, également, d’une piètre supercherie aux visées «politiques» comme aimaient dire et se laisser croire une certaine gente. Sur les moyens de transport en commun, dans la plupart des administrations publiques, dans les marchés publiques où les gens sont obligés de s’attrouper, le relâchement est «strictement appliqué» dans les mesures de distanciation et l’application des gestes barrières. Les transporteurs urbains notamment, tournent le dos aux instructions et aux orientations qui leurs ont été donnés début du mois de juin dernier, de façon, parfois cynique, suite aux mesures de déconfinement partiel décrétées par les autorités compétentes. Il était, question d’éviter les surcharges des bus et du coup les contacts rapprochés entre les passagers. Ici à Oran – par exemple- les bus du transport urbain et suburbain semblent n’avoir, jamais entendu parler des mesures de déconfinement partiel décidées, il y a plus de 05 mois de ça. La saturation des bus est toujours de mise, et ce au vu et au su des services administratifs et sécuritaires concernés. Que ce qui se passe au juste? Et, bien c’est l’Etat, par le truchement de ses instances et ses services concernés, qui sont entrain de gérer le dossier de la pandémie. Instruire, orienter, faire prendre conscience les citoyens de la nécessité de s’astreindre aux mesures de confinement ou de déconfinement partiel: tout ça c’est superbe! Or, tout ça, ne peut pas fonctionner convenablement, sans une main de fer, obligeant ces citoyens imprévoyants à s’appliquer rigoureusement, au nouveau régime de vie, dicté par la pandémie.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Quel sort réserve-t-on pour le français?

“Un homme qui parle trois ...

Le réseau hôtelier national Est-il à la hauteur?

Quand nous abordons la situation ...

Société civile: quel rôle?

Lorsque l’on aborde la pertinente ...

De l’économie de proximité

La faute principale dans la ...

L’automobile, un monde très particulier

L’automobile, ce n’est pas un ...