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«Un grand pays comme l’Algérie ne peut pas être géré à partir d’Alger» Décentralisation: est-ce la solution?

Synthèse de B. L.

Avec la rentrée sociale, l’émission phare de la radio chaîne 3, et très suivie par les auditeurs, «L’Invité de la rédaction», reprend. Cette nouvelle saison a entamé le service par l’invitation de Hassan Kacimi, expert des questions géopolitique, sécuritaire et de l’immigration. Un invité de qualité qui avait abordé la question des collectivités locales, leurs prérogatives et leur contribution dans la gestion des affaires du pays, du moins sur le plan local. Pour l’expert, «l’Algérie est un grand pays qui s’étend sur une superficie estimée à 02 millions 380 mille km2». Et de ce fait, il est difficile, très difficile voire quasiment impossible de le gérer «à partir d’Alger». Et d’ajouter: «On ne peut pas administrer des territoires comme Tamanrasset, Adrar et Illizi à partir d’Alger. Les secteurs doivent absolument décentraliser les prérogatives les plus importantes au niveau de chaque wilaya». Relevant «une volonté très dangereuse, constatée depuis des décennies, de centralisation de la gestion des affaires de l’Etat», ce dernier a plaidé pour «le renforcement des institutions au niveau local, citant les walis, les exécutifs communaux, les walis délégués et les chefs de daïra, pour pouvoir mieux administrer le territoire». A ceux qui pourraient nourrir des craintes à l’endroit de cette perspective de décentralisation, M. Kacimi rassure en affirmant que «nous avons un gouvernement central qui garantit l’unité de la nation». Cette question de la décentralisation, de la gestion locale voire régionale et les capacités des instances locales à prendre en charge une partie des attributions centrales pour alléger le gouvernement a souvent été évoquée par des représentants du Parlement mais aussi par des experts et même par le pouvoir central. Mais sans jamais aller jusqu’à la concrétisation. La raison principale étant cette réticence vis-à-vis des élus locaux quant à leurs capacités à jouer un tel rôle. Les élus issus des élections locales de ces dernières décennies ont démontré leurs limites déjà dans la gestion des cités. C’est pourquoi l’Etat prend sur lui tout le poids et toute la responsabilité. Mais ce poids est devenu éreintant et pesant face à une multitude de besoins, de revendications et de problèmes. Il est peut-être temps de prendre le risque de céder une partie de ce pouvoir aux instances locales pour ne se consacrer qu’aux secteurs les plus stratégiques et les plus coûteux. D’autant que l’Etat est présent comme le souligne M. Kacimi, pour garantir l’unité de la Nation et s’imposer en matière de contrôle et de transparence. Par ailleurs, l’Invité a tenu à saluer la décision du FFS de participer aux prochaines élections locales, la qualifiant de «courageuse, et ce qui va permettre de faire barrage à une tentative d’isolement de la Kabylie». «Il y a un plan dans les coulisses, un plan subversif qui consiste à vouloir isoler totalement la Kabylie, en refusant de participer et en boycottant les élections locales.

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