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Un gars des finances à la tête du gouvernement

Voilà, nous sommes à notre deuxième gouvernement de l’ère de l’après Hirak. Dans l’espoir de venir à bout des problèmes relatifs à la gestion de l’Etat et booster la machine qui semble–t-il clopine, en languissant- rien avoir avec la langueur amoureuse- en vue de monter la pente abrupte des difficultés incommensurables ayant hypothéqué nos efforts et nos espoirs, le chef de l’Etat vient de nommer un financier – un spécialiste des pécules – à la tête de ce deuxième remaniement de fond, suite aux issues des résultats des toutes dernières élections législatives. Tout le monde s’attendait, au fait, à une reconduction de Djerad à la tête du gouvernement. Un type qui parle peu et paraissant trop peu sur les medias nationaux, encore moins les internationaux. Est-ce que Mr A Djerad n’a pas été à la hauteur des défis ? Nous ne pouvons se prononcer là-dessus, du fait que nous ne possédons que peu de données sur le séjour de l’ex-premier ministre à la tête d’un gouvernement, pas tout à fait ordinaire. Le premier ministre est parti, vive le nouveau premier ministre !! Qui est Mr Aymen Benabdarrahmane ? La première fois, où j’ai entendu parler de ce gars, c’était le jour où il a été nommé gouverneur de la banque d’Algérie par le chef de l’Etat par intérim Mr A. Bensalah. C’est-à-dire, en plein crise du Hirak. Ministre des finances dans le premier gouvernement issu des élections présidentielles de décembre 2019. En ces moments difficiles, Mr Benabdarrahmane devrait faire face, et avec énergie, à la crise des liquidités qui devenaient rares dans les Bureaux de Poste. Ces crise de liquidités, rappelle–t-on, que l’on supposait fomenter par « des mains subversives et secrètes», dans le but de pousser les citoyens à la révolte et submerger, ainsi le pays dans le chaos… . Enfin ! C’est ce que l’on disait à cette époque! Et ce n’était pas rien, rappelez–vous ! Priver des millions de citoyens de leurs salaires et de leurs pensions de retraites…ce n’était pas une chose qui allait passer sans problèmes. Sachant bien, que chaque département ministériel est sous la forme d’un bloc bureaucratique aux directions, aux services centraux, régionaux et locaux d’une extrême complexité. Et je crois que le ministre des finances Benabdarrahmane avait réussi à mettre de l’ordre dans le circuit d’acheminent des fonds destinés à payer les citoyens. Il vient d’être nommé Premier ministre ! Va -t-il faire mieux que son prédécesseur? Les défis à relever restent toujours grands et incernables…Et bien, wait and see…

À propos Abdelkader Benabdellah

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