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Un dialogue «sabordé» d’avance»!

La guerre en Ukraine continue d’endeuiller le Monde et d’engendrer une grave crise financière à tous les niveaux. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’Occident ne privilégie aucunement la voie du dialogue. Au contraire, on veut qu’elle continue et «perdure». D’ailleurs, l’Occident continue à «armer» Kiev pour continuer la guerre contre Moscou. Et pourtant, Moscou n’avait demandé, depuis des années, que l’Ukraine ne soit pas une base de l’OTAN, comme les Américains avaient refusé en 1962 que Cuba soit doté de missiles russes. En effet, «La Russie a exprimé le fait qu’elle voulait avoir des garanties par rapport aux menaces de l’OTAN, ce sont des choses très concrètes», a indiqué Emmanuel Macron depuis le Charles de Gaulle, estimant qu’«on ne fait pas un traité de paix seul». Voilà dix mois que le conflit dure en Ukraine et qu’il s’enlise, sans perspective prochaine de pourparlers entre les deux parties. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, dans une déclaration écrite, a déclaré que la «politique dangereuse et mal avisée» des États-Unis plaçait Moscou et Washington au bord d’une confrontation directe. «C’est la volonté des États-Unis de maintenir l’hégémonie américaine à tout prix, en ignorant les nouvelles réalités géopolitiques ainsi que le refus arrogant de mener un dialogue sérieux sur les garanties de sécurité, qui ont conduit à cette conséquence naturelle», a-t-elle ajouté. Moscou exhorte l’administration américaine à ne pas aggraver la situation, a déclaré Zakharova, ajoutant: «La Russie souhaite réduire les tensions et s’entendre sur les principes d’une coexistence pacifique fondée sur une rigoureuse réciprocité». L’OTAN semble vouloir privilégier le dialogue mais avec une Russie «fragilisée» pour lui dicter, certainement, des décisions. «Rien n’indique que Poutine ait renoncé à son objectif de contrôler l’Ukraine», avertit, ce lundi, Jens Stoltenberg, le chef de l’OTAN. «Nous ne devons pas sous-estimer la Russie. Elle se prépare pour une guerre longue», a-t-il déclaré dans un entretien avec l’AFP, vendredi. «Le plus probable est que cette guerre se terminera à la table des négociations, comme la plupart des guerres», soutient Jens Stoltenberg. Toute solution devra garantir que «l’Ukraine prévale en tant que nation souveraine et indépendante», a-t-il insisté. «Le moyen le plus rapide d’y parvenir est de les soutenir militairement, afin que le président Poutine comprenne qu’il ne peut pas gagner sur le champ de bataille, mais qu’il doit s’asseoir et négocier de bonne foi». De telles déclarations montrent que la fin de la guerre en Ukraine n’est pas pour demain tant qu’il n’y a aucune volonté de «dialoguer».

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