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Un dialogue «fragile»!

Le Haut Commissariat pour les réfugiés de l’ONU s’inquiète des conséquences de l’intensification de l’offensive russe dans l’est du pays. La Russie accuse les Occidentaux de «faire durer» le conflit, en livrant des armes à l’Ukraine. Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a accusé «les Etats-Unis et les Etats occidentaux qu’ils contrôlent», de vouloir faire en sorte «que le régime de Kiev se batte jusqu’au dernier des Ukrainiens». Ce qui est vrai, d’ailleurs puisque l’Occident ne soutient pas le dialogue entre l’Ukraine et la Russie. Et il y a de la «malice» dans le discours des Occidentaux pour dire qu’ils soutiennent le dialogue et en même temps ils le discréditent et s’attaquent à Poutine. C’est, d’ailleurs, le cas du chef du gouvernement italien, Mario Draghi, qui a dit regretter, dimanche, l’inefficacité apparente du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine. Jusqu’à présent, l’objectif de Vladimir Poutine a été non pas la recherche de la paix mais une tentative d’anéantir la résistance ukrainienne, d’occuper le pays et de le confier à un gouvernement ami, a poursuivi M. Draghi qui a réitéré son soutien à l’Ukraine. Le président américain, Joe Biden, participera, mardi, à une réunion virtuelle consacrée à l’offensive russe en Ukraine, a indiqué la Maison-Blanche, au moment où Kiev assure que Moscou a déclenché, dans le Donbass, une nouvelle phase de son attaque. Le président américain a évoqué, «avec les alliés et partenaires» des États-Unis dont la liste n’a pas été dévoilée, le «soutien continu à l’Ukraine et les efforts visant à s’assurer que la Russie rende des comptes», a précisé, à l’AFP, un responsable de la Maison-Blanche. Interrogé, lundi, sur de nouvelles mesures ou sanctions contre la Russie, le porte-parole du Département d’État, Ned Price, a indiqué que Washington continuerait à accroître les sanctions financières et autres mesures économiques contre la Russie afin de lui faire payer le coût de son invasion de l’Ukraine lancée le 24 février. Entre-temps, les pays du groupe du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont exprimé leur soutien à la poursuite du dialogue et des négociations entre la Russie et l’Ukraine afin de trouver une solution globale au dossier ukrainien. La France insiste pour un embargo sur le pétrole russe. «Quand vous voyez ce qui se passe dans le Donbass, plus que jamais, il est nécessaire d’arrêter les importations de pétrole venu de Russie», a défendu le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, mardi, sur Europe 1. «Nous essayons de convaincre nos partenaires européens», pour «faire mal au financement de la guerre en Ukraine», a-t-il assuré, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines. C’est ça le paradoxe des démarches des Occidentaux.

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