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Un consortium de médias révèle une enquête sur l’infiltration de téléphones pour le compte du Maroc. Affaire Pegasus: Le voisin espion !

C’est le retour de manivelle chez l’Etat voisin au centre d’une sombre affaire dite Pegasus liée à l’espionnage. Des journalistes de plusieurs médias internationaux, hommes politiques et des personnalités des droits de l’homme seraient victimes de ce logiciel espion. Qui a intérêt à utiliser ce logiciel espion et pour quel compte ? L’enquête inédite est montée en scène mettant en ligne de mire des journalistes français espionnés pour le compte du Maroc. Une nouvelle fois l’Etat voisin et son allié le lobby sioniste sont soupçonnés d’utilisation et de violation de systèmes informatiques de journalistes d’un média ayant pignon sur rue, cible d’une sordide campagne d’atteintes de leurs données confidentielles ou personnelles. Il s’agit d’un logiciel espion mis au point par les sionistes et qui permet d’espionner dès qu’il est sur un smart phone, les données contenues dans les appels téléphoniques et les images de leurs propriétaires. C’est le site Mediapart dont deux journalistes ont été espionnés qui a le premier révélé cette affaire. Tout compte fait, le parquet de Paris a ouvert, mardi, une enquête sur l’espionnage de journalistes français dont l’infiltration de téléphones par le logiciel Pegasus pour le compte de l’Etat marocain, a été révélé dimanche par un consortium de médias, a-t-il annoncé dans un communiqué. Cette enquête a été ouverte pour une longue liste de dix infractions dont “atteinte à la vie privée”, “interception de correspondance”, “accès frauduleux” à un système informatique et “association de malfaiteurs”. Elle fait suite à la plainte déposée par le site Mediapart, dont deux journalistes ont été espionnés, à laquelle doit s’ajouter une plainte similaire du Canard enchaîné. Cette enquête qui se poursuit toujours pourrait aboutir à d’autres rebondissements en matière de graves infractions et atteintes aux systèmes informatiques à l’effet d’espionnage entre Etats. L’enquête vise également d’autres infractions d’atteintes à un système informatique, telles que l’introduction, l’extraction et la transmission frauduleuses de données, qui peuvent être potentiellement reprochées aux utilisateurs de Pegasus. Elle concerne aussi la “mise à disposition et détention d’un équipement” permettant des atteintes à un système de données et “l’offre et la vente sans autorisation d’un dispositif de captation de données”, qui visent, cette fois, potentiellement la commercialisation du logiciel et les intermédiaires impliqués. Plusieurs médias dont Le Monde, le Guardian et le Washington Post ont révélé, dimanche que le fondateur de Mediapart Ewdy Plenel et la journaliste de son média, Lénaïg Bredoux, avaient été espionnés par les services secrets marocains. Le Canard Enchaîné, lui, aurait été visé notamment à travers son ancienne collaboratrice Dominique Simmonnot, aujourd’hui contrôleur générale des lieux de privation de liberté, qui a également annoncé qu’elle allait saisir personnellement la justice. Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), a précisé le parquet. Selon l’enquête publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux, le logiciel Pegasus, élaboré par l’entreprise sioniste NSO Group, aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprises de différents pays. Le logiciel espion Pegasus, introduit dans un smart phone, permet d’en récupérer les messages, photos, contacts et même d’écouter les appels de son propriétaire. Ces révélations ont suscité l’indignation dans le monde entier d’organisations de défense des droits humains, de médias et de dirigeants politiques. NSO, régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, assure que son logiciel sert uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes. Le travail mené par les 17 médias, dont les quotidiens français Le Monde, britannique The Guardian et américain The Washington Post, se fonde sur une liste obtenue par le réseau basé en France Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International. Elle compte, selon eux, 50.000 numéros de téléphones sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour une surveillance potentielle.

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