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Un 8 mars pas comme les autres. Des moujahidate, militantes et journalistes honorées

Ce 8 mars, fête de la femme n’a pas été somme tout ordinaire. Il coïncide encore une fois avec une conjoncture sanitaire quoique relativement clémente. Cela n’a pas pour autant dissuadé les femmes à descendre à la rue ou d’organiser des réceptions question de se relaxer et de revivre cette date. La commission de la femme au niveau de la mouahafada d’Oran n’a pas dérogé à la tradition en concoctant lundi un riche programme célébrant la journée internationale de la femme avec au menu des chants madih en louange au Prophète et des hommages en faveur des femmes militantes et des moujahidate. Une réception aussi symbolique ne pouvait offrir de mieux au regard de la conjoncture sanitaire qui prévaut, ce qui a laissé place à une fête étroitement surveillée par les initiateurs au moyen des “mesures” de protection anti-Covid telles le port obligatoire de la bavette et les distanciations. La mouhahafa d’Oran a pu, ainsi, saisir cette occasion de célébration de la journée internationale de la femme pour remettre en scelle des figures de militantisme, à l’image de Mme Zedam femme fidaya d’Oran durant la révolution (1954-1962) qui a côtoyé les Djamila Bouhired et Drifa Bitat pour ne citer que ces moujahidate qui ont marqué l’histoire de la guerre d’Algérie. Un moment fort et plein d’émotion a marqué la salle de la mouhafada lorsque Mme Zedam fut honorée au même titre que d’autres militantes par la présidente de la commission femme, Mme Zelagui, sous les chants patriotiques suivis de chants et ibtihalates des fakirates de l’association Lala Khdija qui ont su baigner l’atmosphère dans des moments de recueillement et de méditation à la mémoire de martyrs, surtout que la fête de la femme intervient après quelques semaines de commémoration de la journée nationale du chahid du 18 février. Le geste fait par les femmes de la nouvelle génération pour honorer leurs “aînées” de la révolution, a été on ne peut mieux, une sorte de “passation de flambeau”, une autre prière à l’édifice pour l’”Algérie nouvelle“ et comme une fête en renvoie forcement à une autre, des anciennes militantes furent également ressuscitées et leur parcours au service de la patrie, depuis l’indépendance, parallèlement mis en exergue.

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