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Ukraine – Ghaza: Deux poids, deux mesures

«Nous avons deux poids et deux mesures: nous approuvons, pour une idée, un système, un intérêt, un homme, ce que nous blâmons pour une autre idée, un autre système, un autre intérêt, un autre homme» Chateaubriand

Les deux poids – deux mesures sont l’aspect essentiel qui avait, tout le temps, caractérisé la politique internationale depuis une certaine époque, plus au moins récente. C’était au fait, l’esprit colonialiste et hégémonique des puissances ayant connu la révolution industrielle qui aurait boosté ce genre d’hypocrisie qui ne disait pas toujours son nom. En effet, c’était la théorie morbide de «la fin qui devrait justifier les moyens», prônée cyniquement par le philosophe florentin, Nicolas Machiavel, dans son séculaire bestseller: «Le prince». Pour arriver à ses fins, il faudrait, selon cette approche, faire tout ce qui est en notre pouvoir et à notre disposition, sans pour autant, s’inquiéter des entraves religieuses ou morales. «Il n’est pas nécessaire que vous soyez un prince, réellement juste. L’essentiel, c’est que vos sujets croient naïvement que vous l’êtes». Ainsi, avait conseillé Machiavel à son prince. Projeté sur notre époque, les occidentaux ont tout le temps cherché à nous convaincre qu’il existe, vraiment, une justice internationale, alors que sur le plan réel, il n’y a même pas la petite odeur de cette prétendue justice. Même les braves gens qui avaient osé dénoncer ce canular occidental, ont été pris à partie par le système de répression mondial, mis en œuvre contre toute personne, cherchant à se libérer du carcan de l’ordre mondial… Pour être plus convaincu de ça, l’on ne voudrait toujours pas donner une définition juste et consistante au concept du «terrorisme». Ainsi, toute force cherchant à se libérer de l’hégémonie drastique de l’ordre mondial est taxée de terrorisme. Toutefois, le terrorisme réel sous toutes ses formes a, tout le temps, existé. Quand la CIA dirigeait la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques de l’époque, elle désignait les combattants afghans et arabes, enrôlés pour la circonstance, comme des «Moudjahidines» qui menaient une guerre sainte contre des impies. Une fois, les Russes vaincus et chassés de l’Afghanistan, ces mêmes moudjahidines, lyriquement loués par la presse occidentale, vont devenir des abjects terroristes dangereux, pour la paix internationale. Et donc, il a fallu en finir et tout de suite avec. Ainsi, avaient commencé les épisodes de Guantanamo, de la cavale de Ben Laden, de ses acolytes et des attentats «hollywoodiens», provoqués un peu partout en Europe et en Amérique. En conclusion, les deux poids, deux mesures constatés entre Ghaza et l’Ukraine, font naturellement partie de la politique Occidentale dont le principe de justice est intimement aiguillé par le principe de l’intérêt.

À propos Abdelkader Benabdellah

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