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Tribunal de Chéraga. Poursuite des audiences en dépit de la grève des avocats

La grève qu’a entamé le syndicat des robes noires depuis jeudi dernier 08 Janvier, s’est poursuivie, hier, au niveau du tribunal de Chéraga à l’ouest d’Alger, par le boycott des audiences qui se déroulent même en l’absence des avocats grévistes. Les protestataires ont décidé, jeudi dernier, l’entrée en grève nationale illimitée, qui a été décidée par l’Union nationale des Ordres des avocats lors de son assemblée générale extraordinaire tenue à Constantine le 8 janvier dernier et se poursuit, hier, pour entamer déjà 07 jours soit une semaine de mécontentement et de grève encore. Lors de l’audience matinale de la journée d’hier, au tribunal de Chéraga consacrée aux affaires du service civil, un duel s’est imposé entre la juge et une représentante des avocats qui ne cessaient de marteler que ces camarades sont en grève devant l’insistance de la juge et présidente de l’audience, de poursuivre les travaux qui se sont déroulés sous de bons auspices en dépit du fait que les avocats aient déserté l’audience. Toutefois et même s’il reste conscient des souffrances des greffiers selon ses propos tenus au niveau de la chambre basse lors de la séance questions réponses, Abderrachid Tabi a admis que cette catégorie professionnelle (les greffiers) n’est pas rémunérée à la hauteur des charges qui lui sont conférées dans les arcanes des palais de justice. Rachid Tebbi, le garde des sceaux, observe un mutisme sans précédent et ne veut nullement s’interférer sur les mesures incluses dans la loi de Finances 2022, débrayage des robes noires, et se contente de s’esquiver dans l’hémicycle pour éviter d’être interrogé par la presse sur ce différend qui oppose la tutelle aux robes noires. Concernant les avocats du tribunal de Chéraga, ceux-ci boycottent toujours les audiences au niveau du tribunal et maintiennent le mot d’ordre par le respect de la grève décidée, par l’union des avocats algériens jusqu’à satisfaction de leurs revendications qui consistent sur le basculement de leur régime d’impositions forfaitaires puis réelles à l’impôt à la source, ceci dit, le gel de la nouvelle disposition de la loi de Finances 2022 adoptée récemment par les deux chambres parlementaires, une loi qui pourra faire reprendre la machine judiciaire temporairement, nous dit Me Mohamed Gasmi, membre du barreau de Blida et qui, pour rappel, a présenté sa démission mais qui lui a été refusée et toujours maintenue par le bâtonnier en tant que membre du conseil de l’ordre.
Nous l’avons interrogé dans son bureau jouxtant le tribunal de Chéraga sur cette grève alors qu’il boycotte l’audience pour se solidariser lui aussi avec ses camarades grévistes. De son côté, le plus vieux bâtonnier, Me Sellini, durcit le ton et menace de croiser, réellement le fer avec les pouvoirs publics et la tutelle par un refus catégorique de payer les impôts, soit réfuter cette mesure et toutes les mesures incluses ayant un rapport direct avec l’impôt.

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