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Tri sélectif, pas pour demain

L’augmentation de la population mondiale et sa concentration dans les villes ainsi que le développement d’équipements industriels et de biens de consommation, génèrent des quantités astronomiques de résidus: en moyenne plus de 400 kilogrammes par habitant et par an dans les pays développés et parfois plus de 700 kilogrammes pour certains d’entre eux. Leur gestion rationnelle et leur réduction sont devenues indispensables pour préserver l’environnement et l’avenir des générations futures. En Algérie, on n’arrive pas à décoller pour un tri sélectif des ordures ménagères ou autres. C’est ainsi d’ailleurs que la ministre de l’Environnement, Samia Moualfi, a appelé, jeudi à Alger, à aller vers le tri sélectif des déchets et l’économie circulaire pour limiter l’impact des Centres d’enfouissement technique sur l’environnement. Devant l’APN, la ministre Moualfi a précisé que «la réalisation de casiers d’enfouissement technique grève le Trésor d’où la nécessité pour l’Etablissement public de gestion des Centres d’enfouissement technique des déchets de réfléchir aux moyens permettant d’aller vers le tri sélectif en mobilisant des micro-entreprises». Concernant le projet de nouveau casier d’enfouissement technique dans la wilaya de Batna, la ministre a indiqué qu’un projet de réalisation de trois casiers avait été inscrit au titre de la mise en œuvre des projets de la Direction de l’environnement de la wilaya (exercice 2021) dans les communes de Barika, Batna et Aïn Touta, mais l’enveloppe allouée au projet (150 millions de DA) ne permettait de réaliser qu’un seul casier selon l’expertise fournie par l’Agence nationale des déchets. Selon la ministre, à la demande du wali, le projet a donc été transformé pour ne prévoir la réalisation que d’un seul casier d’enfouissement dans la wilaya de Batna avec l’enveloppe initiale de 150 millions de DA. Donc, ce n’est pas demain que l’opération du tri sélectif sera effective. Les politiques parlent d’une «politique verte», mais il ne s’agit que d’idées. Les APC semblent plus occupées dans la collecte des ordures ménagères que d’aller vers un tri sélectif. L’exemple de la ville Oran qui avait croulé et qui croule toujours sous les poids des ordures, en est témoin.

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