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Transport public. Un secteur gangrené par les mauvaises pratiques

Lorsque l’on se penche sur l’essence même de nos sociétés modernes, il est difficile de sous-estimer le rôle central qu’occupe le transport public. Au-delà d’être un simple moyen de déplacement, il représente un pilier fondamental sur lequel repose bon nombre d’aspects qui définissent nos vies quotidiennes. En effet, le transport public est bien plus qu’un réseau de bus, de métros ou de trains: il est le moteur de la mobilité urbaine, de l’économie, de la durabilité environnementale et de la cohésion sociale. Que dire du transport urbain et interurbain? A vrai dire, tous les usagers sont unanimes pour crier ensemble au chaos qui caractérise ce secteur soi-disant public et primordial dans la vie de tout un chacun. Et pour cause, l’anarchie constatée dans les stations ou plutôt (ce qu’il en ressemble) en est la preuve tangible de l’absence d’une gestion méthodique, de plan et d’organigramme. C’est l’improvisation érigée en mode de gestion, en sus du déficit de coordination des parties chargées de ce secteur. II suffit d’emprunter n’importe quelle ligne privée pour constater l’ampleur de cette anarchie qui ne fait que s’accentuer d’année en année et ce, à travers toutes les communes de la wilaya, par des vols, des agressions, des conduites dangereuses… Les risques auxquels font face les voyageurs sont en effet multiples. Le problème du transport en commun est devenu un véritable casse-tête chinois à Oran, en matière de qualité de service. Autant de problèmes qu’il faut traiter en urgence. Le comble, c’est l’état des bus ou plutôt carcasses.  »La plupart de ces bus surtout ceux des opérateurs privés, méritent d’être mis à la casse, pense un usager, employé dans une agence touristique. Cet avis est partagé par un autre citoyen, disant d’un air ironique :  »On dirait qu’ils datent du début du siècle ». Et d’ajouter qu’il arrive parfois que les portes ne se ferment pas et surtout, il ne faut pas s’étonner si les dossiers des sièges n’existent pas et monter dans un bus vétuste est une véritable aventure. Il semble que même les orientations de la Direction des transports ne sont pas prises en considération par la majorité des opérateurs ; la Direction en question dans un passé récent avait adressé aux transporteurs de nouvelles directives exigeant notamment l’affichage à l’intérieur des bus d’une pancarte portant le numéro de téléphone de l’opérateur. Et cela, afin de signaler aux propriétaires concernés, tous abus et dérives constatés dont les arrêts anarchiques, la conduite dangereuse, le manque d’hygiène et surtout les comportements indécents.

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