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Transport public. Les bus de tous les maux

Dans l’obligation de prendre un bus à Oran ou dans les autres communes de la wilaya, pour une raison ou une autre, fait exposer à différents problèmes tout au long du parcours. Un bon nombre des habitants de la capitale de l’ouest du pays se voient démunis d’un service de transport public en commun à la hauteur de leurs besoins surtout ceux qui habitent dans les cités périphériques et autres communes. Ainsi, étudiants, lycéens, fonctionnaires, des usagers de divers coins de la wilaya vivent le cauchemar chaque jour. En effet, les engins mis en service dans ces lignes sont dans un état mécanique qui laisse à désirer et tombent souvent en panne au milieu du parcours. Autre problème, le non-respect des horaires des départs, des arrêts obligatoires et l’excès de vitesse, les conducteurs des bus, souvent des jeunes, s’adonnent à des courses poursuites, constituent les vecteurs de cette matrice.
S’ajoute à tout cela le comportement de certains conducteurs de ces engins, ils se permettent de s’arrêter pendant plusieurs minutes en vue d’acheter une tasse de café, sandwich ou des cigarettes. Ces mauvaises habitudes passent malheureusement avant les études pour les uns et le travail pour les autres, caractérisées par une grande anarchie. Les prestations au niveau du transport urbain et suburbain laissent à désirer, comme le soulignent les usagers, sont effrénées et ne respectent pas toujours leur itinéraire concernant les arrêts. Ils n’accordent aucun respect aux passagers qui sont sommés de monter ou descendre rapidement et ce, pour accomplir le maximum de rotation et de recettes! «Nous sommes considérés comme du bétail et gare à celui qui osera se plaindre!» En effet, le chauffard et le receveur sont parfois agressifs et acariâtres envers les usagers. L’un des signes les plus visibles qui témoignent de l’anarchie qui règne en ce moment dans le transport urbain et sans conteste l’abandon de la remise du ticket de bus au voyageur. Ni le receveur ne se sent obligé de le remettre ni ce dernier ne se sent dans son bon droit de l’exiger, ce phénomène est beaucoup remarqué dans diverses lignes. Au final, au moins deux perdants, le voyageur et le trésor public, Pour un fonctionnaire habitué de ce moyen de transport  » on a beau essayer d’exiger le ticket, ça ne marche pas, les receveurs font toujours la sourde oreille ou prétendent qu’ils n’en ont pas.  »Le transport public n’est-il pas un indicateur fort du niveau de développement d’un pays ? L’autre insuffisance relevée dans ce secteur est le manque total du sens de la communication chez la majorité des transporteurs, chauffeurs et receveurs, chez qui la notion de relations publiques est inconnue. Des centaines de transporteurs motivés par la logique du gain facile, mènent une concurrence déloyale pour finir la journée avec une recette conséquente. Étouffés, épuisés et désorientés, les pauvres citoyens n’ont pas d’autres solutions,  »pour prendre un taxi à chaque déplacement, il faut un budget spécial, les propriétaires de ces bus savent bien cela et dictent alors leur loi », regrettent les habitués de ce moyen de transport qui dans bien des cas sont priés de descendre avant le terminus ou transportés sur un autre bus, encouragés par le mutisme des autorités et surtout de la direction chargée de ce secteur.

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