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Transport public. Insuffisance de bus dans certaines lignes, les usagers pénalisés

Le transport par taxi clandestin est un phénomène en perpétuel développement à Oran. Retraités, salariés ou chômeurs sont de plus en plus nombreux à transporter des passagers en toute illégalité, au su est au vu de tout le monde. Suite aux mesures prises par le gouvernement contre les chauffeurs de taxi, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19, le transport informel  »clandestin » est une activité parallèle qui fait florès et que les autorités locales n’ont aucune chance d’éradiquer, à l’égal des marchés informels. Ce phénomène qui s’est ancré dans la société algérienne, fait partie désormais de notre quotidien; il se propage à grande vitesse au sein des différentes couches sociales, profitant de l’absence de transport urbain et suburbain. Les clandestins profitent souvent des situations d’exception quand il pleut à verse, grève des transporteurs ou bien lors des marches où la majorité des bus font arrêt. Les tarifs augmentent d’une façon effrayante et le client n’a pas d’autres choix que de s’y plier à l’exemple des habitants de Belgaid qui pour se déplacer à Canastel, devront payer 200 DA. Il ne s’agit pas du prix du kilo de viande mais des prix proposés pour se déplacer hors Belgaid. L’absence du transport public est une vraie aubaine pour les parasites du transport qui envahissent les ronds points et les quartiers et cités hors de la ville comme Canastel, Belgaid, en doublant les prix pouvant atteindre parfois les 100%.
En effet, après avoir approché et discuté avec bon nombre d’entre eux, nous avons confirmé cette augmentation effrayante. Pour eux, cette hausse est due à des risques qu’ils encourent; pour d’autres citoyens, ces clandestins sont disponibles à toute heure de la journée ou la nuit. Un des usagers, rencontré à Belgaid, nous signale : »Les taxis clandestins sont d’un grand secours pour nous, dans la mesure où ils comblent l’absence de bus et surtout la nuit quand vous avez un malade à évacuer vers l’hôpital. Avec le Coronavirus, le pauvre citoyen est doublement pénalisé par l’absence de transport et la hausse des prix des places chez les clandestins.

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