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Transfert des malades de 05 hôpitaux d’Alger vers l’hôtel Mazafran de l’EGT Zeralda. Qui se chargera de la gestion?

Les malades hospitalisés, actuellement dans des hôpitaux et dont plusieurs ont rendu l’âme, souffrent le martyre. Ils affrontent la mort chaque jour que Dieu fait. Ils sont hospitalisés parce qu’ils sont dans des situations extrêmes. Les médecins et les praticiens, en un mot le corps sanitaire, sont débordés. Du pain sur la planche devant cette maudite Covid et son variant Delta plus dangereux et plus contagieux, ravageant tout sur son passage. L’Institut Pasteur confirme que ce variant, bien plus contagieux, représentait, au 15 juillet, 71% des cas de Covid-19 en circulation dans le pays et qu’il pourrait dépasser les 90 % dans les semaines à venir. Les hôpitaux sont pris d’assaut par les malades et ce nombre considérable de malades fait face à une pénurie d’oxygène sans précédent, en dépit des assurances du Premier ministre et du ministre de l’Industrie pharmaceutique. C’est le statu quo. Cette situation paradoxale a été fatale à de nombreux patients hospitalisés pour le maudit virus. La décision par le Premier ministre, Aymen Benabderrahman, concernant l’affectation de la première structure de dégagement, destinée à désengorger les hôpitaux suite à la hausse des contaminations à la Covid-19 et ce, par l’aménagement de l’hôtel Mazafran de l’EGT de Zeralda pour accueillir les patients de cinq hôpitaux de la capitale. Effectivement, la délégation avait visité, mardi dernier, l’hôtel en question appartenant à l’Entreprise de gestion touristique de Zeralda. Le Premier ministre était accompagné du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid et du wali d’Alger, Youcef Cheurfa.

Il s’agit de la disponibilité de 712 lits répartis sur 446 chambres à avoir été affectés aux patients Covid-19 ayant achevé la première phase de soins, au niveau des hôpitaux de la capitale et ayant besoin d’appareils de respiration pour terminer leur hospitalisation. Depuis, rien n’a été fait. Selon nos investigations sur place, au niveau de cette EGT de Zeralda, aucun malade n’a été transféré à ce jour à cet hôtel Mazafran. Le SG du syndicat est en congé de maladie. Sur place, le PDG de l’EGT de Zeralda qu’on disait être parti en congé annuel après avoir légué la gestion du complexe à son conseiller Riadh Othmani, supervisait l’opération. Les malades n’ont pas encore été évacués en dépit des consignes de Aymen Benabderrahman. Ce PDG était présent sur les lieux, plus précisément à l’entrée de l’hôtel Mazafran, placé sous haute surveillance. Notons que le directeur de cet hôtel, parti en congé, la gestion de cet établissement avait été léguée au responsable de la restauration, suite à une note signée par le PDG. Devant cette situation “opaque”, le Pr Bourezag, chirurgien en cardiologie que nous avons joint, hier, par téléphone, s’est interrogé: « Qui va prendre en charge ces malades évacués des hôpitaux d’Alger vers la structure hôtelière? Est-ce les praticiens et les médecins qui vont gérer cette situation “confuse” ou le personnel de l’hôtel »? Notre interlocuteur nous affirme qu’en sus que cette prise en charge dans cet hôtel, les malades doivent nécessiter l’oeil vigilant et la permanence du corps sanitaire, des médecins, des praticiens et des infirmiers plus spécialisés dans les divers soins que le personnel de l’hôtel surtout concernant l’utilisation des produits pharmaceutiques et les traitements. Il est vrai, nous confie-t-il, que les hôpitaux sont surchargés et saturés mais évacuer des malades dans un hôtel, n’est pas un salut. Sur un autre plan, certains malades nécessitent un contrôle strict surtout que notre système de santé en Algérie souffre de plusieurs carences, entre autres la pénurie d’oxygène et la ruée vers les bonbonnes, en dépit des assurances des pouvoirs publics quant à leur disponibilité incessamment. Le Pr Bourezag a notamment focalisé sur la dignité des malades, en fustigeant l’absence de vrais professionnels spécialisés en infectiologie en Algérie. En définition, il a exhorté les Algériens à éviter les supérettes, les supermarchés et les endroits mis sous climatisation pour éviter la contamination par cette maudite Covid et ses variants.

À propos NADIRA FOUDAD

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