Accueil » ÉCONOMIE » Toutes les conditions réunies pour le lancement des travaux en juillet prochain. Le gisement de zinc et de plomb d’Amizour entrera en production en 2025

Toutes les conditions réunies pour le lancement des travaux en juillet prochain. Le gisement de zinc et de plomb d’Amizour entrera en production en 2025

Le gisement du zinc-plomb d’Oued Amizour de Bejaia est placé, par le gouvernement, comme étant un projet minier stratégique pour le pays. Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, lors du dernier Conseil des ministres, de «réduire tous les délais liés aux chantiers techniques secondaires pour accélérer l’entrée en exploitation de ce projet, d’autant que l’étape des régularisations administratives est dépassée» et d’«adopter le système de travail en équipes 24h sur 24, pour faire avancer les travaux, au vu de l’impact positif du projet au niveau national». Pour sa part, le ministère de l’Energie et des Mines a affirmé dans un communiqué, avoir réuni « toutes les conditions » nécessaires au lancement « en juillet » des travaux de réalisation du projet d’exploitation du gisement de zinc et de plomb de Tala Hamza à Oued Amizour, en attendant l’entrée en production prévue à la fin 2025. «Le ministère a réuni toutes les conditions nécessaires au lancement effectif des travaux de réalisation du projet d’exploitation du gisement et de construction de l’usine en juillet, et l’entrée en production prévue en décembre 2025″, en application « des recommandations de la réunion du Conseil des ministres du 14 mai » relative à l’accélération de la cadence de réalisation du projet. « Toutes les procédures administratives relatives au projet ont été finalisées et le travail est en cours pour l’achèvement des autres volets du projet, relatifs au transport, à l’eau et à l’aménagement du quai du port de Bejaïa », lit-on dans le même document de ce ministère en charge de ce dossier. Le projet s’étend sur une superficie de 234 hectares et jouit d’une réserve exploitable de 34 millions de tonnes. Le ministère de l’Energie et des Mines a indiqué, en outre, que le début de l’exploitation minière sera effectué « selon l’étude de faisabilité du projet, adoptée selon les règles prévues en matière de protection de l’environnement, et qui sont compatibles aux exigences environnementales et aux spécificités de la nature de la mine ». Il devra également tenir compte de l’incidence positive de l’exploitation de ce projet structuré et stratégique pour le pays, pour le développement économique de la région particulièrement, outre l’ouverture de plusieurs postes d’emploi au profit des diplômés universitaires et des centres de formation professionnelle ainsi que les jeunes de la région, et ce, à travers la création de près de 780 emplois directs et 4.000 emplois indirects, en plus de bénéficier d’une formation dans ce domaine et de les intégrer au projet ultérieurement ». La priorité dans le recrutement sera accordée aux jeunes de la région, a précisé le ministère, annonçant la tenue de rencontres et la préparation de conférences par les cadres du secteur minier et de la société mixte algéro-australienne « Western Mediterranean Zinc -WMZ-« , chargé de la réalisation et de l’exploitation du projet, avec toutes les parties concernées, notamment les représentants de la société civile, les enseignants universitaires, les chercheurs et les économistes. Terramin Australia qui exploitera la mine de Tala Hamza, via sa filiale Western Mediterranean, vient d’obtenir le permis délivré par l’autorité de régulation en Algérie. Un document obtenu après avoir satisfait à toutes les exigences réglementaires, financières et environnementales. Selon le média sud-africain Mining Weekly, le permis minier délivré par les autorités algériennes au groupe Australien «lui permettra de traiter deux millions de tonnes par an de minerai, au lieu des 1,3 million de tonnes par an prévues dans l’étude de faisabilité définitive effectuée en 2018». «Les quantités de concentré à récupérer, prévues dans cette étude, étaient de 129.300 tonnes de concentré de zinc et 26.000 tonnes de concentré de plomb par an», avons-nous appris de la même source. La durée de vie de la mine est, quant à elle, déterminée à 21 ans. Par ailleurs, l’exploitation du gisement de zinc et de plomb à Amizour qui revêt un caractère stratégique pour le pays, ne constituera aucune retombée néfaste sur l’environnement de cette région. C’est ce que ne cessent de marteler, à chaque fois que besoin est, les autorités en charge de ce dossier. «Les méthodes choisies pour l’exploitation de cette importante mine ne constituent pas un danger sur l’environnement», apprend-on des responsables en charge de ce dossier qui rassurent sur l’impact de ce projet sur l’environnement immédiat. Avec les prix du zinc qui dépassent les 4.000 dollars la tonne, l’exploitation de ce gisement est une importante opportunité pour l’Algérie. L’exploitation du gisement de Zinc de Tala Hamza, à Oued Amizour, est très attendue par la population de la wilaya de Bejaia. Un projet qui boostera, à coup sûr, l’économie locale.

À propos Hocine Smaali

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Bejaia. Le port sera doté d’un laboratoire d’analyse intégré

Le port de Bejaïa sera ...

Sabt Akdim (Béjaia). 51 blessés dans un accident de bus de lycéens d’Akbou

Le dérapage d’un bus transportant ...

Équivalant à plus de trois fois Hiroshima et aux retombées radioactives plus longues que prévu. Il y a 64 ans, la «Gerboise Bleue» explosait en Algérie

Il y a 64 ans, ...

Béjaia. Les exportations en hausse

Les exportations de marchandises vers ...

Béjaia. Un plan de lutte contre les incendies mis en place

Dans le cadre de la ...