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Tours d’habitation dans les quartiers. Perte d’ensoleillement et trouble anormal de voisinage

A l’instar de la plupart des villes algériennes, Oran vit, depuis une vingtaine d’années, une transformation de son paysage urbain, suite à la réalisation de plusieurs immeubles de grande hauteur. Suite à la volonté des aménageurs et des politiques de moderniser la ville, mais aussi de rentabiliser un foncier périurbain destiné à l’ambitieux programme de logements sociaux. Elle est également le fait de promoteurs immobiliers qui construisent des logements de standing en accession à la propriété en investissant les quartiers populaires de faible hauteur fragilisant ainsi un tissu urbain horizontal dont la spécificité est totalement ignorée. Autre préjudice causé par ces tours est la perte d’ensoleillement qui constitue généralement un trouble anormal de voisinage ; cette perte d’ensoleillement est un préjudice que l’on peut subir lorsqu’une nouvelle construction est proche de notre maison. Tout comme la perte d’intimité ou la perte de vue, (comme c’est le cas de la grande majorité des quartiers populaires de la ville d’Oran qui ont été défigurés par ces tours de la honte). Il s’agit d’un trouble de jouissance qui peut être considéré comme un trouble anormal de voisinage. L’implantation de ces nouvelles tours dans la ville soulève un certain nombre d’interrogations. Si la grande hauteur symbolise la puissance économico-financière d’un pays et représente un signal fort envoyé sur la scène mondiale, à qui profite-elle à Oran? Aux promoteurs et aux occupants, peut-être mais sûrement pas à la ville. Le constat est amer que ce soit dans la wilaya d’Oran ou ailleurs; il y a aussi loin de la coupe aux lèvres qu’entre les orientations des instruments de l’aménagement, de l’urbanisme et de la planification spatiale des villes est leur application caractérisée par une situation d’anarchie, de dysfonctionnement et de croissance non maîtrisée des agglomérations et des grands centres urbains. Tous les plans d’aménagement n’ont jamais été appliqués du plan de Constantine aux différents PDAU (plan directeur d’aménagement urbain) introduits dans la législation urbaine algérienne et remplacés ; ainsi, le PUD (plan d’urbanisme directeur), l’objectif de cet outil était l’introduction d’une nouvelle politique dans l’utilisation de l’espace, jamais ou rare où on a respecté ces outils de réglementation de croissance des villes.

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