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Tourisme en hibernation

Pour faire sortir le secteur du tourisme de cette longue hypothermie, il aurait fallu une stratégie qui serait élaborée à cet effet, évidemment par des spécialités et des gens du métier. Ce ne sont pas, au fait, une de deux tares à raccommoder… Toute l’activité touristique nationale est susceptible d’être reconsidérée d’une façon objective et scientifique. Le coup fatal qui se serait abattu sur ce secteur économique prometteur, aurait fait perdre au Trésor de l’Etat des sommes faramineuses et aurait ainsi, s’il marchait dans les normes, participer d’une manière active dans le développement de l’économie nationale. Malheureusement, si on avait tout ou à moitié réussi, dans quelques autres secteurs, celui du tourisme a été totalement raté …Le hic, c’est que les atouts considérables de l’Algérie dans ce domaine suscitant les envies et les jalousies des uns et des autres. Pourquoi les Algériens avaient-ils échoué dans ce créneau. Et bien, la réponse ne saurait se donner en un seul paragraphe. Disons, c’est une longue histoire où l’incompétence se mélange à la bureaucratie, avec ses maux fauchant tout ce qui est beau et bien. Et parfois, au manque de professionnalisme et de gens du métier. Depuis que j’ai commencé à entrevoir les choses de la politique autour de moi, que j’ai commencé à entendre parler dans les médias d’une nécessité impérieuse de s’occuper de façon un peu plus sérieuse du secteur du tourisme. Je ne dirai pas que rien n’a été réalisé dans ce domaine depuis, mais, ces réalisations que je considère comme timides, resteraient trop insuffisantes par rapport aux attentes espérées d’un segment important de l’économie nationale. Quand tu es dans un pays étranger, connu pour ses performances touristiques, tu découvre non sans grand regret, si tu as un esprit analyste et perspicace, que notre pays avait raté la partie et avait ainsi, subi un cuisant revers, dans ce domaine… je ne parle pas de la destination Algérie qui est apparemment boudée par le touriste étranger, mais le tourisme intérieur de masse n’a pas échappé à la règle de la médiocrité… Quand l’Algérien préfère-il aller ailleurs, plutôt que de savourer le produit touristique de son pays, il y aurait donc, certainement, quelque chose qui cloche dans le système. Cependant, comme je viens de l’avouer plus haut, les maux du secteur du tourisme ne sauraient être étalés dans un seul et unique paragraphe. Les problèmes paralysant cette activité sont divers … Cette activité aura besoin de gens compétents et hautement qualifiés, que ce soit sur le volet de la gestion administrative (ministère-wilaya-commune)ou sur l’autre volet des professionnels et des partenaires économiques agissant sur le terrain….

À propos Abdelkader Benabdellah

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