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Tebboune devant les élus des deux Chambres parlementaires. Poursuite des indicateurs de croissance

Le Président Tebboune était catégorique, lors de cette session extraordinaire avec les élus des deux Chambres parlementaires, APN et Sénat, au palais des Nations à Alger. Pour lui, pas de rééchelonnement concernant la dette algérienne. De ce fait, la dette publique de l’Algérie représentait 65.3% du PIB en 2023. En août 2023, le président annonçait une hausse du PIB de près de 25 %. Le Président Abdelmadjid Tebboune vient de signer la Loi de Finances pour l’année 2024 avec un montant impressionnant de 113 milliards de dollars. Ce budget colossal est accompagné d’un déficit prévu de 45 milliards de dollars. Cependant, le Chef de l’Etat vient de réaffirmer, incontestablement, le refus de l’Algérie à recourir à l’endettement extérieur, un choix qui serait un « suicide politique » par faire une petite rétrospective des années où l’Algérie était sous l’emprise du FMI. Rappelons que le Président a réitéré la position de l’Algérie, une option qu’il avait développée en 2021, soit une année après les élections présidentielles de 2019. En effet et lors de sa prestation devant cette session extraordinaire avec les deux Chambres parlementaires, tenue le lundi 25 décembre au Palais des Nations, le Président Tebboune a été catégorique dans sa démarche de ne pas recourir au rééchelonnement. « Le Fonds monétaire international agit comme s’il préparait le terrain à l’endettement. Nous n’opterons jamais pour ce choix, c’est impensable. Nous ne mènerons pas le pays vers un suicide politique ». A cet effet, le Président de la République s’est dit sceptique vis-à-vis des recommandations du FMI qui prône le report de la mise en œuvre des réformes structurelles, affirmant que « l’Etat algérien poursuivra ces réformes en toute souveraineté ». Le Président Tebboune s’est, en revanche, félicité des rapports de la Banque Mondiale qui a salué « la résilience de l’économie algérienne dans un milieu instable ». L’économie algérienne devra enregistrer un taux de croissance de près de 4%, dépassant, ainsi, les prévisions de la Banque mondiale (2,6%). A la fin de l’année, les recettes de l’Algérie couvriront toutes ses acquisitions de l’étranger, sans toucher aux réserves de change, a affirmé le Président Tebboune, ajoutant que si « nous ne connaissions pas de situation exceptionnelle, nous pourrions atteindre l’équilibre financier vers la fin 2021, sans toucher aux 44 milliards de dollars de réserves de change, qui étaient estimées à 57 milliards USD à la fin 2020 ». En 2021, le président avait annoncé que les résultats de l’économie nationale en 2021 prévoyait des exportations hors hydrocarbures, estimées à 4,5 milliards USD, un chiffre jamais atteint « depuis 25 ans ». A ce propos, il a mis en avant le rôle de la politique mise en place en matière de rationalisation des importations, en vue de réaliser l’équilibre de la balance commerciale du pays, faisant état par là même de la révision « structurelle et sans créer de pénurie » de la politique d’importation. Une telle démarche a fait passer la facture d’importation de 60 milliards USD à 32 milliards USD. Les performances économique et financière de l’Algérie ont été propulsées, en 2023, par une avalanche de textes et de lois ayant consacré des réformes inédites, en tête desquelles la loi monétaire et bancaire ainsi que la loi sur le foncier économique qui fait suite à la nouvelle loi sur l’investissement, ce qui permettra l’accélération de la dynamique d’investissement outre le lancement de milliers de projets aux niveaux local et national, après de longues années d’inertie imposée par des contraintes bureaucratiques délibérées. Toutefois et en référence aux indicateurs macroéconomiques, tout en restant sur la même lancée positive de 2022 qui a été marquée par la reprise post-Covid-19, l’année 2023 s’est caractérisée, en outre, par la poursuite du renforcement des indicateurs de croissance, permettant ainsi à l’Algérie de prévoir une croissance de 4,2% au terme de l’année, selon les estimations contenues dans le rapport de l’exposé de la Loi de Finances 2024.

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