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Subventions et…fausses adresses

L’option très à la mode de nos jours, conçue par l’actuel Premier ministre et constant à cesser les subventions allouées à quelques produits de consommation de première nécessité, à la faveur des «classes diminuées», n’a pas encore fait l’unanimité ni de la classe politique, non plus, celle du peuple. Selon le Premier ministre, cette approche va être substituée par une autre plus sélective. Ce seront donc, des allocations, genre d’allocations familiales qui seront versées, exclusivement, aux pauvres nécessiteux, afin d’ajuster le niveau de vie qui va sûrement monter en flèche, conséquemment à la libération des prix. En effet, cette option n’est pas l’invention de l’actuel gouvernement, elle a été proposée, il y a une trentaine d’années de ça, et si l’on se rappelle bien, à l’époque du gouvernement Ghozali… Pour être plus sincère, à l’égard de cette proposition, je dois dire, qu’elle est apparemment bonne, dire même très bonne mais, seulement, sur le plan purement théorique. L’aspect mauvais de l’ancienne méthode de subventions, en application depuis l’indépendance, c’est que tout le monde pourrait en profiter, y compris les classes aisées. C’est que tout le monde achetait le sachet de lait et la baguette du pain à un dinar à l’époque et jusqu’à nos jours. Toutefois, sur le plan pratique, je ne crois pas qu’elle va se conformer à cent pour cent aux hallucinants rêves de l’actuel gouvernement, notamment du Premier ministre, Aymen Benabderrahmane. Encore, une autre pertinente interrogation !! L’allocation proposée par les pouvoirs publics serait-elle suffisamment bonne afin d’atténuer la folie des prix libérés, sachant bien chez nous, les prix augmentent presque chaque semaine, en l’absence d’une réelle politique des prix. Les produits d’habitude, non subventionnés, sont là, afin d’en témoigner à la faveur de notre point de vue. Le marché des produits de consommation (alimentation générale ou légumes et fruits) est laissé pour compte, à la merci des spéculateurs et autres «pénuristes» sangsues, sans le moindre scrupule. La proposition du gouvernement est bonne et nous sommes prêts à la soutenir, à condition que ce même gouvernement agisse et au plus vite en vue de restaurer l’Etat de droit. C’est seulement, dans les conditions propres à un Etat de droit, que ce genre de mesures pourrait réussir… L’Etat feint à maîtriser les barons de l’économie parallèle, qui s’enrichissent, sans droit, aux dépens de la finance publique. Il serait, donc, judicieux de s’attaquer en premier lieu à cette vermine qui risque de ronger l’Etat. C’est la première de toutes les priorités….

À propos Abdelkader Benabdellah

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