Accueil » CHRONIQUE » Spéculation…

Spéculation…

Depuis toujours, les prix flambent durant le mois de Ramadhan. Les prix augmentent que ce soit durant l’ère du socialisme à ce jour sous l’ère du libéralisme. A l’époque du «monopole», le «Souk el Fellah» et autres grandes surfaces proposaient des produits à des prix raisonnables et à la portée de tout citoyen. Aujourd’hui, tous les commerçants s’alignent presque sur les mêmes prix. A titre d’exemple, quand le prix de l’œuf augmente, c’est «presque» le même prix dans tous les coins de l’Algérie. C’est dire qu’il y aurait un lobby ou un cartel qui décide des prix de l’œuf. L’Etat se retrouve presque incapable de faire face à ce lobby. Au contraire, des voix tentent de «justifier» les augmentations des prix de l’œuf ou de la pomme de terre alors qu’il ne s’agirait que d’une spéculation. Déjà, depuis la fin des années 80, Oran avait connu la «grève du couffin» où toute la société civile et le mouvement démocratique de l’époque avaient décidé de boycotter tous les produits qui ont connu une augmentation. Une protestation, ponctuée par une impressionnante marche, qui a duré plus d’une dizaine de jours, avait «dénudé» les spéculateurs où l’Etat a été obligé d’intervenir pour «calmer» le front social. Du jour au lendemain, tous les prix avaient baissé. Mais il faut dire que le mouvement associatif et la société civile aidés par les étudiants ont mené une formidable mobilisation devant les marchés de la ville sensibilisant les consommateurs à bouder les produits «chers». Depuis cette grève, l’Etat et le pouvoir n’ont cessé de nous promettre, avant le début du mois sacré, que les filières de la spéculation seraient démantelées. Chaque année, le chef du gouvernement nous cite une batterie de mesures pour éviter les augmentations des prix des produits comme la mise sur pied d’un nouveau système de contrôle, la construction de lieux de stockages moderne et tant d’autres. Mais, jamais le pouvoir ne s’est attaqué à cette mafia. Or, il suffit d’imposer une traçabilité de tout produit surtout agricole et imposer la facturation. A défaut de telles mesures, la spéculation aura encore de beaux jours.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Feux de forêt, l’autre hantise!

Cette année, 28.000 hectares d’aires ...

Le pétrole au-devant de la scène

Les prix du pétrole brut ...

Plafonner les prix des viandes …

La cherté de la vie ...

L’obésité, l’autre danger!

Depuis la première alerte lancée ...

Tous contre à la violence faite aux femmes !

«L’heure est venue d’une action ...