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Société civile: quel rôle?

Lorsque l’on aborde la pertinente question de la démocratie participative, c’est de facto, le rôle de la société civile dans la gestion de la collectivité locale qui nous vient à l’esprit… La société civile est comprise comme étant l’ensemble du mouvement associatif local, pouvant par son statut d’associations spécialisées, activant dans des domaines différents, donner un plus à la collectivité locale, en aidant les responsables locaux, dans la gestion des affaires publiques. Ces affaires pourraient concerner les questions de la jeunesse et du sport, du travail, de la culture, de la religion, des affaires sociales, de la femme, de l’environnement etc… Voilà, pourquoi, il faudrait vulgariser la culture de la fondation des associations parmi les jeunes. C’est vrai que sur le plan pratique, les choses ne vont pas aussi parfaitement, que nous le souhaitons. Cependant, chaque chose a un début et commence ses premiers pas en trébuchant, avant de se corriger et marcher correctement. C’est normal, dans un pays où la transparence et la clarté font absolument défaut. C’est également normal, dans un pays où la conscience citoyenne et la «culture de l’Etat» font grandement défaut. Néanmoins, il ne faudrait pas s’attendre à une miraculeuse prise de conscience citoyenne. C’est en forgeant que l’on devient forgeron… C’est, également, en laissant les gens travailler, qu’ils apprendront à travailler, même en commettant des erreurs, chemin faisant. La conscience et la responsabilité civile se développeront de façon progressive, il n’y a pas un truc miraculeux qui va développer la conscience par un coup de prestidigitateur… c’est le rôle de l’Etat de confirmer l’Etat de droit qui est, à notre avis, l’unique garant de la transparence et la clarté. Tant que ces maux séculaires de l’administration algérienne qui sont entre autres- la bureaucratie, la corruption, le népotisme, le tribalisme et le sectarisme dans certaines régions de l’intérieur, sont légion, nous sommes toujours à une année lumière de nos rêves «éveillés». Donc, la participation de la société civile dans la gestion des affaires publiques de proximité, serait tributaire de certaines conditions qui ne sont pas réunies pour le moment. Parmi lesquelles l’on peut citer la conscience collective qui est ‘l’antonyme’ de cet individualisme sévissant grandement dans notre société. Comme je viens de l’affirmer plus haut, quelle que soit la situation, il faudrait commencer et faire les premiers pas, en dépit de l’absence des conditions favorables et l’existence des maux de l’administration -précités-, empêchant un travail, plus au moins, à rendement parfait.

À propos Abdelkader Benabdellah

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